Zwαngsvorstellung. . . . Obsession.

Zwαngsvorstellung.                                               . . .                                                   Obsession.
Zwαngsvorstellung.

. . .


Obsession.



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Zwαngsvorstellung.




Tu avais les gestes, il avait les mots . Je comprenais et ressentais ses sentiments au son mélodieux de sa voix, avec toi je ne faisais que les ressentir à travers tes mains sur mon corps, ou de tes baisers sulfureux me faisant tant frémir. Cela n'était pas suffisant, et tu en avais bien conscience . Je désirais plus, j'en avais un besoin vital . Je ne suis pas la coupable dans cette Histoire, c'est toi qui m'a offerte à lui, toi qui m'a offerte à ce diable de l'Amour qui savait si bien me parler. Il me sussurait ce que j'avais besoin d'entendre, et à ces moments je fermais les yeux. Et quel supplice quand je me rendais compte que je ne voulais pas que ce soit lui qui me dise ses doux murmures, mais bel et bien toi . Tu as déchiré mon coeur sans garde, tu t'es pensé plus fort que lui en me faisant mal. Tu étais fort, moins que lui, mais bien que plus que moi . Aujourd'hui, je suis meurtrie . Meurtrie par tes gestes, meurtrie par ses paroles à lui . Comme si tous deux, vous aviez fait un pacte pour m'envoyer dans l'infernal Abysse . Tout a changé, plus rien n'est pareil. Vous m'avez tuée, dechiquetée, broyée, tout cela parce que j'avais eu le malheur de vous ensorceler . . . Mon coeur reste torturé par ton regard, et mon souffle erratique par ses paroles. Mais j'espère qu'un jour j'aurais le délice d'entendre ta voix me murmurer ces mots doux . J'espère, il ne me reste plus que cela dorénavant . Car au fond de moi, règnent rancoeur et haine, et ces sentiments torturent mon esprit, assèchent mes veines, et me tuent, à petit feu . J'ai gouté au fruit de l'Obsession tant j'étais avide de sensations, et cela m'est retombé dessus . Mais je ne plaide pas coupable pour autant . . .



Zwαngsvorstellung.




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L'histoire n'est pas continuée. Elle s'arrête comme ça ! Si quelqu'un désire reprendre le blog en main, qu'il me le dise !




# Posté le vendredi 02 janvier 2009 15:32

Modifié le lundi 02 novembre 2009 10:54

. . . Chαpitr Un . . . « . Un jour , ma vie influencera plusieurs personnes . Je le veux . »

 . . . Chαpitr℮ Un  . . .                                                                  « . Un jour , ma vie influencera plusieurs personnes . Je le veux . »
Au fond, notre vie en elle même a t-elle une importance capitale ? Non, bien sur que non. Combien de personnes dans le monde sont en train de mourir à cet instant précis ? Combien sont en train de naître ? Combien se font violer ? Combien se font tuer ? Combien font l'amour ? Combien se suicident ?
Tellement, mais est-ce pour autant que le monde va changer ? Notre vie n'a donc pas d'influence sur le reste du monde? Cette pensée me fit un pincement au c½ur.. Ainsi ma vie n'influencerait point les gens... Excepter ceux de mon entourage. Et cela ne pèse pas gros vu ma sociabilité pas très développée comme dirait ma mère.

Un jour , ma vie influencera plusieurs personnes . Je le veux .


Ce jour là, il ne faisait pas beau. Pire, il faisait froid. Les oiseaux ne chantaient plus, ils ne se montraient même plus. Enfin, si, ces saloperies de corbeaux étaient toujours là, eux. Comme le mauvais temps. Et comme ma mauvaise humeur. Vous savez, comme si une grosse boule brûlante restait bloquée au niveau de la gorge. J'avais beau avoir envie de la cracher rien à faire ; elle me faisait souffrir le martyre en silence. Mes membres restaient engourdis et j'avais envie de hurler tant la douleur était forte à certains moments. De même pour le son, je hurlais dans un silence des plus macabre, je souffrais dans une atmosphère de plus festive. Tout n'était qu'ironie.
Mes yeux vagabondèrent une énième fois vers la fenêtre de mon immense - et somptueuse - chambre, espérant que le brouillard et la pluie se fussent enfin dissipés pour laisser place à de belles éclaircies. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Et je laissais échapper un soupir d'agacement, qui me brûla également la gorge. Mes pupilles restaient ancrées sur les gouttes d'eau s'écrasant avec violence sur ma fenêtre, à cause du vent.
C'était étrange, l'eau tombait abondamment sur les vitres, comme des larmes sur les joues d'un bébé. La pluie n'était pas agréable - tout comme les pleures d'un bambin dira t-on -, elle collait tout ton corps, te donnait l'impression d'être nue. Comme si la pluie pouvait te mettre à nue, enlever toutes tes imperfections et les vêtements. Comme si elle savait tout.

- Andréa ! Viens tout de suite, s'il te plaît ! cria ma mère du salon.

Je laissais échapper un juron assez vulgaire – et peu approprié à une fille bourgeoise comme moi - cette fois ci. Ma mère était obsédée par son fichu banquet, elle avait invité quasiment toute la ville. Enfin surtout les riches.. Cinq cent personnes en tout. Cela ne m'étonnait guère qu'elle fusse.. frustrée, mais était-ce une raison pour en devenir invivable?
De toute façon ma mère était et resterait une éternelle insatisfaite et femme immature. Bien plus intéressée par son apparence physique que le bien de sa propre fille. Enfin, c'est ce qu'elle laissait paraître, mais était-ce un rôle ou la réalité? Comment savoir? Ma mère restait une énigme vivante, une contradiction, c'était toujours la première à critiquer et la première à faire ce qui ne fallait pas faire. Je ne savais jamais comment m'y prendre avec elle, comment lui parler, et c'était pareil pour elle. C'était sûrement pour ça que l'on ne se racontait guère notre vie privée.

- J'arrive, j'arrive.. bougonnai-je

Je me levai de mon lit et rangeai mon journal intime agacée - je n'avais rien marqué de bien intéressant ce matin. De toute façon, tout ce qui était susceptible d'être marqué dedans était médiocre. Mes mots n'avaient point de sens, et je ne savais comment exprimer ce que je ressentais à travers l'écriture. Alors pourquoi je tenais un journal intime? Bonne question qui méritait bonne réflexion, mais mon esprit était bien trop flou ce matin là pour que je m'y attarde.. J'ébouriffai ma tignasse brune indomptable et filai en bas où se trouvait ma mère qui me fusillait du regard en tapant du pied. Qu'avais-je encore pu bien faire ?

- Tu as appelé le traiteur comme je te l'ai demandé hier soir ? me demanda t-elle à la limite de l'hystérie.

Le traiteur ? Mince. Je portais ma main à ma bouche, et elle comprit aussi tôt, la couleur de sa peau vira au rouge quelques instants, et ses yeux devinrent énormes. Je ne faisais que la regarder d'un air penaud, après tout, que pourrais-je bien faire d'autre dans une telle situation?

- Euh, maman, excuse-moi j'ai..
- Totalement oublié, oui comme d'habitude, me coupa t-elle.
- Mais, maman.. Je suis allée te chercher ta robe, j'ai appelé le jardinier ainsi que le coiffeur, je t'ai aidée à envoyer les invitations..
- Oui, c'est vrai.. me coupa t-elle une seconde fois. Excuse-moi ma chérie, c'est juste que je suis un peu stressée. J'ai vraiment peur qu'il y ait un problème, tu sais que ce banquet est caritatif et j'aimerais récolter beaucoup d'argent pour cette organisation contre le cancer...
- Mhmm, dis plutôt que tu as la rogne que Simone Kaulitz a fait un banquet splendide il y'a quelques mois et que tu veux faire mieux qu'elle. la coupai-je à mon tour, énervée qu`elle fasse l'hypocrite en ma présence.
- Ça n'a rien à voir avec cette garce prétentieuse ! S'énerva t- elle tout à coup. Bon, je vais appeler le traiteur, toi, fais ce que tu veux ; tu as quartier libre comme on dit.

Ma mère n'était qu'une gamine, ça en devenait alarmant. Je remontai dans ma chambre assez rapidement, allumai ma chaîne stéréo et mit la musique à fond, ma mère ne risquant pas d'entendre, la pièce étant insonorisée, je pouvais y aller. Je vis un corbeau s'étaler dans mon jardin, j'espèrais qu'il était entrain de mourir tiens !
Mais bon, tout bien réfléchit mon grand jardin il était beau - même si ce jour là il faisait mauvais - et un corbeau mort ça aurait fait fuir les gens et ma mère aurait sûrement fait une crise d'hystérie comme à son habitude. L'habitude, je pensais connaître ma mère par c½ur, ou du moins connaître tout ce qu'elle me laissait voir d'elle, je restais persuadée qu'elle n'est pas comme cela. Vous n'imaginerez jamais la frustration que je ressentais vis à vis de ma mère quand je songeais que je ne connaissais qu'une facette d'elle, une minuscule facette - qui ne me plaisait guère en plus. Mais comment faire? C'était simple ; elle ne s'ouvrait pas à moi, tout comme moi je ne m'ouvrait pas à elle. Etait-ce à moi de faire le premier pas?
Sur ma table de chevet était placée une photo de ma mère à vingt ans et moi à à peine deux ans. Elle était d'une beauté sans pareille, époustouflante même. Je regrettais de ne pas plus lui ressembler. Comme c'était étrange, j'étais en quelque sorte jalouse de la beauté de ma propre mère. Ma propre mère qui me cachait tant de choses, qui ne faisait guère attention à moi . Ma propre mère qui me donnait l'impression de n'être qu'une actrice, qu'une comédienne, qu'une étrangère parfois. Maman, je rêvais du jour où tu te laisserais enfin le masque tomber, où tu me laisserais entrevoir tes douleurs, tes joies, tes peines, tes sentiments.. Et que je pourrais te savourer entièrement . Je m'allongeai mollement sur mon lit dans long gémissement, la pub à la radio commençait et il parlait aussi tôt de noël .
C'était bientôt Noël, enfin dans deux mois, mais tout le monde ne cessait d'en parler. L'année 2007 s'annonçait plutôt bien. J'avais été admise dans ma fac, ou j'étudierais la psychologie. Et j'étais parmi les meilleurs dossiers, j'étais très fière - il faut bien se l'avouer.
Apprendre la psychologie allait être génial, comprendre le comportement de certaines personnes allait être fascinant. Si seulement j'avais pu me comprendre, moi. Moi et moi seule. Savoir pourquoi je ressentais un vide. Savoir pourquoi je n'étais pas heureuse, savoir pourquoi je n'était pas malheureuse pour autant, savoir pourquoi tout était noir, tout est flou. Savoir pourquoi tout n'était qu'illusion. Pourquoi ce vide persistait en moi sans que je puisse y remédier.
Essayer de me trouver, me trouver.. De me comprendre.
Et par la même occasion comprendre ma mère. Comment une femme comme elle avait pu enfanter un enfant comme moi ? Elle était tellement jolie - avec ses longs cheveux couleur d'or, sa taille de guêpe et délicate, ses beaux yeux azurs, un vrai top modèle - , tellement immature, pleine de vie et insouciante, naïve, enjôleuse.
Et moi qui étais froide comme une boule de glace, associable - j'aimais la solitude, je m'en cache pas -, banale, pas spécialement jolie. Et moi qui ne jouais pas de rôle, moi qui me contentais d'être moi et rien d'autre, peut-être n'était-ce pas suffisant à tes yeux . Et toi, qui ne te contentais pas d'être toi.
Non, vraiment : Je ne voyais pas comment. Peut-être mon père était-il comme ça, ni ma mère ni moi ne le saurions un jour. Et oui, ma mère ignorait qui était le père. Elle ne l'avait jamais dit, mais j'étais sure qu'elle avait une vie - et un lit - bien rempli avant de m'avoir à tout juste 18 ans. Elle faisait partie de l'élite Parisienne, jeune fille bourgeoise d'origine Allemande née à Paris, promis à un grand avenir de mannequin, mais la vie en avait décidé autrement. Et nous voilà, nous deux en Allemagne.
Enfin bon, revenons à Noël. Que dire sur noël? Si ce n'est que je haissait ce genre de chose? Je haissais les fêtes de fin d'année. Tout ce qui était festif et tout ce qui allait avec m'horripilaient plus qu'autre chose. Ma mère adorait ça, faire la fête c'était bien son truc, pas le mien.
Le téléphone se mit à sonner, je sortis de ma chambre en courant et pris illico le téléphone - ma mère ne décrochant presque jamais.

- Andréa Kreislen. ( Les Allemands disent leurs noms et leurs prénoms quand ils répondent au téléphone. (: )
- Ah ! Andréa, c'est Simone. Susanna est dans le coin ?
- Oui. Je vous la passe.
- Merci Andréa. Au revoir.


Oui, au revoir.

- Maman ! Criai-je. Pour toi !
- D'accord.

Et hop je raccrochai le téléphone quand j'entendis ma mère décrocher... Simone Kaulitz. Elles ne pouvaient pas se voir ma mère et elle. Ma mère gardait ses fils quand ils avaient 5/6 ans - elles ne s'aimaient déjà pas -, moi je ne leur avais jamais vraiment parlé et eux n'avaient jamais essayé de me connaître. Ça m'était assez égal pour ne pas dire de mensonges, ils n'étaient pas les seules personnes connues dans le monde. Ma mère et moi en avions rencontrés pleins grâce à des banquets ou fêtes de ce genre. Nous côtoyions le beau monde, ce qui était assez normal vu que nous en faisions parties.
Mais bon, Simone haissait ma mère, ma mère haissait Simone. et moi j'ignore pourquoi. Et je ne suis pas assez curieuse pour demander plus d'explications.






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Chapitre mit en ligne le cinq Janvier .

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 16:15

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 12:59

. . .Chαpitr Dux . . . « . Oui, c'est vrai. Je devrai vraiment penser à grandir . »

 . . .Chαpitr℮ D℮ux  . . .                                               « . Oui, c'est vrai. Je devrai vraiment penser à grandir . »
La curiosité.. Un sentiment bien étrange. Vouloir à tout prix savoir, détester être dans l'ignorance. Poser des questions à tout le monde pour savoir qui sort avec qui... Ressentir cette pointe d'agacement quand personne ne veut vous raconter les derniers potins, tout faire pour avoir les détails les plus croustillants et plus choquants.
Il n'y a que ça dans mon lycée - privé - et c'est assez déprimant. Rien de bien d'intéressant. Mon école ne me plaît guère, les gens ne me plaisent pas non plus, sauf exceptions. Et encore.
Est-ce moi qui suit quelque peu différente ? Ou est-ce eux qui sont totalement cons ?

Un peu des deux j'imagine.

- Hé ! Andréa ? T'as révisé ton contrôle de math ?
- Oui. Tu n'as qu'à te mettre à côté de moi, Matthias ; comme ça tu auras 20.
- Ouep ! Trop génial ! Merci.


Je t'en pris. Je ne suis là que pour ça de toute façon.

- Dis.. Ça te dis de venir à la fête de Jessie samedi prochain ?
- Non, merci. Je n'aime pas les fêtes.
- Mais aller, et puis tu sais comme ont dit ; Plus on est, plus on rit.
- Mhmm.. Ouais. Et tu connais celle là ; " Mieux vaut être seule que mal accompagné ? "


*
**
***

Le soleil avait fait enfin son entrée en cours d'après-midi.. Cela faisait plus de six jours qu'il pleuvait abondamment sans laisser une éclaircie apparaître. Ça m'avait fait plaisir, un sourire avait orné mes fines lèvres. Mais bon, à présent la nuit arrivait, donc je n'avais pas eu le temps d'en profiter.. D'ailleurs cela me mit hors de moi pendant le cours de philosophie avec Mme Acker - qui avait très bien ressenti mon humeur massacrante mais avait quand même tenu à m'interroger plusieurs fois. Quelle vieille peau.

Je marchais le long des rues pour rentrer chez moi. Il faisait très froid - pour ne pas changer. Et je ne me sentais pas bien, ma tête tournait, ma gorge était nouée, mon estomac se contractait à chacune de mes respirations - qui se faisaient de plus en plus haletantes - mes mains tremblaient... J'avais comme la désagréable impression qu'un orchestre faisait son plus vif morceau contre mes oreilles, et je ne cessais de renifler.
J'étais certaine de couvrir la grippe ou une maladie de ce genre. J'inspirais un bon coup, essayant de me calmer, je clignais mes paupières plusieurs fois. Mes yeux se faisaient secs et douloureux. Un soupir de douleur se faisait entendre dans le silence glauque des rues.
Il faisait bien trop froid, j'étais sure que j'allais tomber en hypothermie dans cinq minutes..

C'est ma mère qui allait être contente tiens.

. . . Dix Huit Heures Trentre . . .

Oui, ma mère allait vraiment être contente. Une heure de retard. Elle qui m'avait demandé - pour une fois, juste une seule fois - de ne pas rentrer en retard. De rentrer juste après les cours avait-elle dit.. Voilà une heure que mes cours sont finis, mais je m'en fiche. Oui, aujourd'hui j'avais décidé d'être sotte. D'être irresponsable. Pense ce que tu veux de moi, cela m'est égal à cet instant. J'espère que tu vas avoir bien peur, que tu vas faire une crise cardiaque en te rendant compte que je ne suis toujours pas à la maison.
Que tu aies peur.. Ah ! Un sourire des plus mauvais orna mon visage angélique, la peur? Qu'était-ce après tout? Qu'un sentiment futile et éphémère. Qui n'avait été crée que pour les faibles. Je n'étais pas faible, moi.

La musique de Bullet for my valentine retentit à fond dans mes oreilles, je respirai un bon coup - ce qui brûla ma gorge fortement - , laissant échapper une fumée blanche de mes lèvres, ma clope à la main, les fesses sur la glace, j'attendais ... Je me sentais bien. La musique hurlait, ce qui aurait du redoubler mon mal de crâne, mais non rien. Mon corps se paralysait à cause du froid, chaque mouvement était une épreuve atrocement exquise. Mon esprit débloquait, je ne voyais que des images défilant dans mon cerveau, des images incohérentes - dit en passant. Un gémissement de douleur sortit de ma bouche, pourtant je n'avais pas l'impression d'avoir mal quelque part.. C'était comme si on m'avait bourrée les veines de morphine.
Mes lèvres devinrent sûrement foncées, violettes pour être exacte - elles seraient aussi très gercées et saigneraient par la suite. Faites que ce moment parvienne vite. J'essayais tant bien que mal de crisper mes doigts, mais rien à faire. Ils devaient être congelés. Peu importe, au point ou j'en suis. L'incohérence régnait dans mon piètre esprit, je ne savais pas vraiment ce que je faisais, je savais juste que c'était d'une sottise sans pareille, mais ce n'était pas important. Car je ne m'en rendais pas vraiment compte sur le coup. Je fermai mes paupières, et pensai à ma mère, qui devait se demander où j'étais.
J'éternuai, c'est sur, j'avais une grippe. Tant mieux, je n'irais pas au lycée pendant une semaine. Mon corps se laissa tomber mollement dans ce lit de neige, sans que je ne puisse rien faire. Mes oreilles hurlaient la mort, mon sang criait son désespoir. Je n'entendais plus rien. Je ne voyais plus rien. Mes yeux tournaient dans tous les sens, mais la vision restait la même ; le noir, le flou. Je me sentais perdue, mes sens étaient à l'affu et tous mes repères se perdaient dans le néant de la noirceur d'une nuit hivernal.
Quelle était cette sensation de vide ? Qu'est-ce que c'était ? Pourquoi avais-je donc l'impression de planer ? De voler ? Je planais, et je volais tant que je ne bougeais pas. Pourquoi me faire souffrir le martyre au moindre mouvement que j'osais me permettre ? Avec beaucoup d'effort j'arrivais à serrer le poing, ce qui me valu un craquement au niveau d'une des mes phalanges, et cette fois-ci je ne sentis rien du tout. Comme si j'étais sous anesthésie, la douleur ne se faisait point ressentir, on aurait pu m'ouvrir le c½ur sur place, j'en aurais jubilé, mais le bruit que cela aurait produit m'aurait sûrement tué à la place.
Mais, pour quelles raisons toutes ses sensations commençaient à expirer, pour ne rien laisser ? Même pas le froid ? Ni même la brise violente du vent qui venait soulever mes mèches de cheveux ? Pourquoi cette brise ne brûlait plus ma peau si pâle et rugueuse ? Pourquoi se contentait-elle d'enquiquiner mes cheveux ? Et moi-même par l'occasion.Pourquoi n'avais -je donc pas mal ? Pourquoi je me sentais partir?
Maman, viens me chercher, je ne peux plus me lever..

*
**
***

- Je peux savoir ce qui t'as PRIS, jeune fille? Non, mais tu te rends compte ? J'étais morte d'inquiétude ! Toi qui ne rentres JAMAIS en retard, tu es toujours là dix minutes après la fin de tes cours. Je me suis fais un sang d'encre Andréa ! J'espère que tu as une bonne raison ?! De plus je me suis ri-di-cu-li-sée devant la mère de Hans.. Non, mais imagine là, elle, qui m`appelle pour me dire qu'elle a trouvé ma fille, ah ma fille, allongée par terre dans la neige, inconsciente.. Je passe pour quoi, moi ? Une mère irresponsable ! VOILA TOUT ! Alors ! Pourquoi ? J'attends tes explications !

Ma mère hurle dans tous les coins de la maison, en agitant les bras dans tous les sens, les domestiques sont partis au moment même où je suis arrivée - enfin quand ma mère m'a ramenée. C'était évident ; ça allait gueuler. Ce que je comprends. C'est vrai la mère de Hans m'a retrouvée allongée dans la neige en pleine nuit.. Je m'en veux tant, si seulement je pouvais lui dire à quel point. Mon esprit est rongé par des remords, et mon être torturé par tant de sottises commises en si peu de temps. Je ne me savais pas si idiote, mon ego en a prit un gros coup ce soir.
Elle parle à une vitesse déconcertante. Non, elle ne parle pas, elle hurle. Moi je pleure presque, je m'excuse, je promets de ne jamais recommencer. Je te pris de m'excuser. Est-ce réellement à moi de m'excuser ?
Ou est-ce à elle ? Ou à nous deux ?
Elle dit que mes excuses ne serviront à rien. Que ce qui est fait est fait. Qu'elle a eu peur et que c'est tout. Pardonne-moi, ce n'est pas ce que je désirai.
Mes excuses ne s'arrêtent pas, je ne peux pas m'arrêter, je me sens nulle. Je suis désolée, mes mots se heurtent comme des soupirs, ma respiration n'est pas régulière, mon corps tremble, j'ai mal à la gorge. Et je me hais. Je me hais d'avoir été aussi stupide et immature. Qu'est-ce qui m'a pris ? Moi même je l'ignore. Peut-être essayais-je d'exister ? Peut-être essayais-je de me prouver quelque chose?
Oui, mais quoi ?

- Maman.. Je suis désolée, vraiment. Je ne voulais pas..
- Je sais, tu me l'as dis une bonne dizaine de fois.. Va te coucher. Demain c'est le banquet, je veux que tu aie une bonne mine... Histoire de ne pas terrifier nos invités.
Me dit - elle d'une voix dure.
- Bonne nuit. Lui dis-je d'une voix aigue.

Elle ne me répond pas, me tournant le dos. Elle ne veut plus me parler, ni même me regarder. Tel deux ados qui se sont chamaillées. Ses longs cheveux blonds tombent en cascade dans son dos, ses bras sont croisés autour de ta poitrine, ton menton est sûrement pointé en l'air, comme un enfant boudeur. Pourtant, ce devrait être moi à sa place, moi qui devrais bouder parce qu'elle m'aurait criée dessus, moi qui devrais être d'une beauté éblouissante, moi qui n'a que dix huit ans, elle, qui en a déjà trente six. Ce n'est pas juste, la vie est injuste avec moi.
Moi, moi, moi, moi, moi..
Suis -je aussi égoïste que ma mère ? Suis-je aussi, superficielle ? Maman, que suis-je entrain de devenir ? Maman, pourquoi ne m'aides -tu donc pas ?Je montais donc me coucher, je mis du temps avant de trouver le sommeil, et mes quelques heures plongée dans le pays des rêves ne furent guère mieux que ma journée.
Ma nuit fut agitée, désagréable même. Je n'ai guère dormi, j'ai fais trop de rêves, enfin plutôt des cauchemars, mais rien à faire ; je les oublie tous à chaque fois. Je me rappelle juste qu'ils étaient terrifiants. Ce n'est pas pour rien que je me réveille toutes les nuits en sueurs et tétanisée.
Ce matin ma mère n'a pas arrêté de m'harceler pour qu'elle puisse me maquiller. J'ai accepté, bien sûr à contre c½ur. Mais ça elle ne s'en rendit pas compte et j'ai essayé tant bien que mal de lui cacher. Elle me vêtue d'une robe rouge moulante, qui soulignait bien ma grosse poitrine - que je trouvais bien trop encombrante.

- Ah, et bien, tu vois Andréa ; tu es splendide, déclara t-elle fière d`elle. Je ne t'ai pas du tout raté.
- Si tu le dis, lui répondis-je en haussant les épaules.
- Je te le dis. Ah, et tu sais quoi ? Hier quand Simone a appelé elle m'a demandé si elle pouvait apporter quelque chose.. Pour m'aider. Quelle hypocrite ! Je n'en reviens pas.
- Peut-être voulait-elle vraiment être utile pour toi.
- Ce que tu es.. Naïve, ma fille. Tu verra en grandissant, tu comprendra mieux. Tu n'es encore qu`une enfant. Ma petite enfant, me déclara t-elle affectueusement en me caressant tendrement la joue.

Oui, c'est vrai. Je devrai vraiment penser à grandir.

- Ah, et devine quoi ? Simone m'a dit que son mari va venir aujourd'hui, ainsi que ses deux fils et les deux autres membres de leur group'. J'ai dis à Simone qu'il y aurait un article dans le journal, donc cela fera une publicité pour leur groupe. C`est toujours bien vu un groupe qui donne de l`argent pour une association. Ils pensent à leurs images les petits Tokio Hotel, ils ont bien raison.
- Ouais. répondis-je désinvolte
- Tu pourrais être un peu plus enjouée chérie ! Ça va être la fête toute la soirée et toute la nuit !

- Je n'aime pas les fêtes, tu le sais bien, marmonnais-je.
- Tu es irrattrapable ! dit -elle en levant les mains en l'air.

Oui, maman je le suis. Et je le sais bien, je ne changerai pas de si tôt. Ma mère me fit lever de la chaise sur laquelle je m'étais assise afin qu'elle me lisse mes cheveux - ce qui prit du temps, sachant qu'il m'arrive au milieu du dos. Et elle me fit tournoyer sur moi-même.

- Si seulement tu pouvais être comme ça tous les jours.. Tu ne serais plus célibataire depuis bien longtemps. murmura t-elle d'un ton triste.

Je lui souris timidement, faisant passer ce geste pour un acte de remerciement.. Moi personnellement je m'en fiche d'avoir un petit copain. Mais en même temps, cela ferait tellement plaisir à ma mère. Elle serait sûrement fière de moi. Je mentirais si je disais que les garçons me sont parfaitement invisibles, certains dans mon établissement sont d'une beauté à tomber par terre. Mais je n'aimais pas à avoir de telles pensées, ça me gêner à chaque fois.

Les invités arriveront vers les coups de 14 heures et resteront aussi longtemps qu'ils veulent - c'est à dire toute la nuit. Cette idée me rebuta, c'est le week-end, bon sang ! Je veux juste dormir.
Je m'assis délicatement sur mon lit et mit en marche ma radio. Je sortis mon journal intime de ma commode de nuit et commençai à écrire sur une nouvelle page intacte, avec un fond sonore de Shiny Toy Guns, ce qui me transporta dans un autre monde.
Un monde magnifique, un monde, Mon monde. C'est ainsi que je laissai ma plume errer sur les pages de mon journal, l'esprit rêveur et le sourire béat accroché aux lèvres ..




! CHAPITRE EN RECONSTRUCTION !



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Chapitre mit en ligne le treize Janvier .

# Posté le lundi 05 janvier 2009 12:27

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 12:59

. . . Chαpitr Tяois . . . « . Je suis prête à l'accueillir avec délectation . »

 . . . Chαpitr℮ Tяois  . . .        « . Je suis prête à l'accueillir avec délectation .  »
Cours . Cours Andréa , ne t`arrête surtout pas . Cours .
Aussi loin que tu pourras , fuis .
Sois lâche pour une fois .
Fais ce que tu désires le plus , laisse tes rêves et tes envies prendre le contrôle sur ta conscience .


Vis Andréa , vis pour toi. Et non pour les autres.


A toi de jouer . Fais vite , il sera bientôt trop tard .




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La musique s'accorde parfaitement bien avec ce que j'écris sur mon journal, le son est calme, reposant même. Je n'entends plus ma mère crier sur le traiteur qui a fait une erreur de commande. C'est calme, et c'est très rare. Mais par dessus tout ; c'est agréable.

C'est aujourd'hui, dans moins d'une heure les premiers invités vont arriver - normalement. Je ne ressens pas grand chose, ni l'excitation ni l'impatience. Tout ce que je peux ressentir est une pointe d'énervement. J'ai du mal à écrire aujourd`hui, je ne sais pour quelles raisons, mais je n'y arrive pas très bien. Ce n'est pas beau, ce n`est pas vrai.. Tout ce que je marque me donne l'air de sonner faux. Pourtant j'écris avec une vivacité nouvelle, inconnue, chez moi. Ma main n'est plus tremblante, je ne mords plus la langue à une phrase déplacée, je ne me plonge pas dans les remords dès le moment où je critique ne serait - ce qu'un peu ma mère.



J `ai comme l`impression d`éclore . Comme une rose au printemps . Et pourtant , je n`ai rien à voir avec une jolie rose . La rose est belle , moi non . La rose a du charme , moi non . Mais je me sens tout de même proche d`elle . Comme si la fleur caressait délicatement mon corps pur et glacial . Comme si la fleur désirait être proche de moi , tout en restant distante , être belle avec moi , sans pour autant me donner sa beauté subjuguante . La rose veut rester dominante , elle veut garder sa beauté pour elle -même . Cette fleur magnifique est donc dotée d`un extrême égoïsme . La rose est belle , mais la rose est égoïste . Moi je ne suis pas belle , mais moi je ne suis pas égoïste.
Tout cela ne veut rien dire . Et pourtant . . . Et pourtant mes mots prennent un nouveau sens . Comme si derrière chaque mot se cachait quelque chose , comme si derrière chaque lettre se cachait un secret .

Comme si un nouvel avenir encore inconnu s'avançait vers moi .
& Je suis prête à l'accueillir avec délectation.


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***

- Bon, Andréa. Tu souris à tout le monde, tu es bien polie, tu réponds aux questions avec un joli sourire - histoire de montrer tes jolies dents. Et par dessus tout : Sois sociable ! Ok, chérie ?
- Oui, maman. Ne t`inquiète pas, ça va très bien se passer.
la rassurais-je

Sourire . Politesse . Répondre . Sociable .
Oui, ça va être facile.


Le visage de ma mère forma en un seul instant une sorte de sourire.. Non, un rictus plutôt. Je me levai de la chaise sur laquelle je m'étais assise. Et regardai dans la même direction que ma mère pour voir bien sûr madame Kaulitz, accompagnée de son mari et des quatre, ah non, cinq garçons. Simone souria chaleureusement - et hypocritement - à ma mère et vint lui serrer la main, ma mère m'appela d'un signe de main. Génial. Je m'approchai tranquillement quand quelqu'un au fond de la salle se mit à vomir et ma mère couru aussi tôt pour voir les dégâts.. Me laissant seule en compagnie des Kaulitz, et d'Andreas - dont, je dois l'avouer, le prénom m'était revenu à l'instant. Et sans que je puisse me rendre compte de quoi que ce soit Simone me prit dans ses bras.

- Mon Dieu ! Andréa, j'ai eu tellement peur depuis que j'ai appris ce qui s`est passé hier dans la neige ! Tu vas bien ? Tu es allée voir un médecin au moins ?
- Maman, arrête.. Tu vois bien qu'elle pige rien, marmonna Tom l`air gêné.
- Excuses-moi, j'ai tendance à m'emporter, avoua t-elle en rougissant, mais cela ne change rien, tu es allée voir un médecin oui ou non ? Car c`est très dangereux de faire un malaise dans la neige..
- Je.. Non, merci, je vais bien. J`ai surtout très honte de moi, pff .. S`allonger dans la neige.. ça doit pas tourner bien rond chez moi,
dis-je en me tapotant la tête et en rigolant, histoire de faire la cruche.

Le visage de madame Kaulitz se décomposa, on aurait dit que ses yeux allaient sortir de leurs orbites.

- Ne redis plus jamais ça ! siffla t-elle. Voyons Andréa.. Tu n'y es pour rien, il ne faut pas avoir honte. Ta mère a du être morte d'inquiétude.[/font]- Oui, morte d'inquiétude, répondis-je en essayant de cacher ma voix tremblante, sentant mes larmes venir à mes yeux.

Simone me regarda longuement, réfléchissant à quelque chose. Puis me sourit d'une façon affectueuse, très affectueuse.

- Bon, laisse moi te présenter Gustav, Georg, Tom et Bill, dit-elle changeant radicalement de sujet, [g]je crois que tu les as déjà vu quelques fois, et puis tu connais déjà Andréas, non ?

- Oui, nous sommes dans le même lycée,
acquiesça t-il

Je souriais à mon tour, pour faire polie. Je serrai la main de Gustav, Georg, Tom, Bill, et Andreas - qui lui préféra m'enlacer ( les Allemands ne se font pas souvent la bise, car c`est signe d`intimité assez forte. ;) ). Alors qu'au lycée il ne me calcule jamais.

*
**
***

Sourire fade, sourire sans joie. Sourire alors que tu as envie de pleurer. Pleurer comme jamais tu as pleuré. Extirper toute ta souffrance d'un seul coup. Pour en être débarrassée par la suite. Mais tes yeux sont trop secs, ton c½ur n`a pas encore été assez torturé pour pouvoir exploser, tu es encore trop maîtresse de tes émotions pour qu'elles se remarquent chérie.

Tu vas devoir attendre .

- Hé, coucou ! Oh, tu m'écoutes ?
- Ah, euh oui bien sur. Excuse moi, je pensais à quelque chose. Tu disais ?
- De ne pas faire attention à ma mère, c`est une vrai mère poule
, s'exclama Bill en riant, Surtout depuis qu'on est rentré de tournée.
- Oh, ce n'est rien ! Au contraire, c'est agréable quand quelqu'un se soucis de nous.
- Mhmm, répondit le jeune androgyne en haussant les épaules, chacun son point de vue, et il se remit à rigoler.

Ce garçon est pathétique, me dis-je sur le coup. Puis je laissai une nouvelle fois mon esprit vagabonder loin de la fête. Est-ce que Bill rigole autant à chaque fête auquel il est convié ? A t-il envie de rire de cette manière tous les jours ? N`est-ce donc pas fatiguant de constamment rire ?
N`est-ce pas douloureux au niveau de la gorge ? Moi, personnellement, cela m'irrite.

Je regardai Bill avec la plus grande attention qui soit. Comme je l'ai fait avec la plupart des gens présent dans ma maison. Pour ne pas dire tous, après tout je suis chez moi et il est normal de regarder quelles sortes de personnes sont dans ma maison.
Ce jeune homme est vraiment grand. Plus grand que son frère je pense. Bien que je fasse au moins un mètre soixante-quinze, il me fait penser à un géant. Et puis il est très maigre, il a le visage bourré de fond de teint blanc et beaucoup, beaucoup de noir sur les yeux. Et ne parlons pas de ces vêtements.

C`est donc ça, qui fait rêver toutes les Européennes ?

Je laissai échapper un ricanement mesquin de mes fines lèvres. Oups, trop bruyant apparemment, car le dénommé Bill se retournât illico vers moi, avec le sourcil droit froncé.

- Et si on partageait la plaisanterie? me laça-il d'un ton sarcastisque.
- Oh, euh, bafouillais-je comme une idiote, pas la peine.. Elle n'est pas vraiment génial, pour ne pas dire nulle., dis-je en pouffant comme l'idiote que je suis.

Il haussa les épaules dans un sifflement mauvais, et quitta rapidement le canapé sur lequel il était installé tout près de moi. L'aurais-je offensé ?
Maman ne va pas être contente.

- Aoutch ! Bill n'a pas l`air de t'apprécier, ricana Gustav en s'installant à la place de Bill. Tu me diras, il n'aime pas beaucoup de monde, si ce n'est lui-même.

J'haussai à mon tour les épaules. Je n'ai plus envie de parler avec qui que ce soit. L'ambiance qui règne chez moi est malsaine. Tout ceci n`est qu'hypocrisie et mensonges. Chaque sourire, chaque rire, chaque embrassade sonnent faux. Où suis-je tombée ?
Durant le cours de la soirée Simone m`ordonna d`aller voir un médecin et de l`appeler pour lui dire si j`ai quelque chose. Je lui promis que oui, j`irais. Bien que je n`en ferai rien. Elle a aussi invité ma mère et moi chez elle le week-end prochain, il y aura d`autres familles ; celles de Gustav, Georg, Andréas, et Hans - le très beau Hans. Je rougissais aussi tôt à cette pensé. Je ne saurai dire pourquoi..
Ma mère accepta chaleureusement l'invitation - sans me demander si j'étais libre ce samedi là, bon il est vrai que je ne sors jamais, mais quand même..

Pourquoi vous mentez vous ? Pourquoi vous souriez-vous ? Pourquoi ? Alors que seule la haine règne dans votre relation ? Pourquoi maman ? Pourquoi Simone ? A quoi cela sert-il ?



Journal ,
Si tu savais combien de questions hurlent réponses dans ma tête . Et si tu savais combien restent sans réponses . Qu`ai-je appris pendant cette abominable soirée ? Rien . Si ce n`est que la race humaine est de plus en plus hypocrite . Je le suis aussi , j`en suis parfaitement consciente . Mais tout de même , cela m`effraie , quelle sera ma place dans la société plus tard ? N`arriverais-je donc jamais à être accepter par tous ? Ou du moins à être comprise ? Ou, je ne sais encore quoi . Mais quelque chose . Je désire que l`on me reconnaisse à ma juste valeur et non que l`on me juge par rapport à mon physique ou bien aux premières impressions . Ecoutez moi , parlez moi , aidez moi, aimez moi si cela vous chante . Mais je vous en pris .

Comprenez moi .

Un bruit me fit faire un bon de dix mètres, ma mère venait d'entrer sans frapper dans ma chambre et vu que j'avais mit ma musique, le resultat fut bizarre.

- Un garçon ! cria t-elle en souriant.

J'éteigniais ma chaine avec la télécommande posé à côté de moi, fermais immédiatement mon journal, me levais de mon lit et regardais le reveil qui affichait neuf heures trentre du matin.

- Plait -il ? demandai-je en rigolant
- Un garçon ! Pia t-elle une nouvelle fois, [g]un garçon au téléphone ! Pour toi !

Et, elle me lança le téléphone que je rattrapai avec beaucoup de souplesse et sourit à ma mère - qui s'empressa de sortir de ma chambre, presque en chantonnant.

- Allo?
- Andréa ? C'est Hans, tu vas bien ?

- H-Hans ?
balbutiais-je, euh je vais bien, merci. Et toi ? Mais pourquoi tu m'appelles ? Demandais-je perplexe.

Je me redressai directement, en faisant tomber un bouquin sur mes orteils.. Je retins un juron.

- Bah, en faite, je voulais savoir si tu voulais qu'on se voit un de ces jours.. Je sais que hier tu as dû te coucher tôt, et je sais que j`appelle tôt, mais voilà..

Je ne répondis pas. Mon pouls battait à cent à l`heure. En tant normal je lui aurais directement raccroché au nez, surtout qu'en classe il ne faisait guère attention à moi. Je suis sûre depuis qu`il m'a vu hier en robe de soirée moulante et bien préparé, que sa vision de moi à dû bien changer. Pauvre garçon.
Mais, je repensai à ma mère qui était toute contente. Après tout, le voir pendant une heure ou deux ne doit pas être l`enfer. Il est vraiment très beau et ma mère serait enchantée.. Non, pas enchantée.. Ravie.

- Oui, si tu veux. On se retrouve à quatorze heure au parc ? proposais-je
- Ouais ! Génial, merci. A toute à l'heure.

C'est ça, et je raccrochai.

Tu souries, tu pleures quasiment de joie. Tu me prépares, tu me lisses les cheveux, tu me maquilles, tu me prêtes des vetêments à toi, des chaussures à talons hauts, tu m'apprends à marcher comme .. Comme à un petit bébé.. . Aussi fou que cela puisse paraître ;

Tu es heureuse. Tu n'as jamais été aussi heureuse qu`a cette instant. Il y'a un nouvel éclat dans tes yeux, quelque chose de tout nouveau. Quelque chose de beau. Maman, tu es si belle à cette instant. La plus belle.
Maman, si tu savais à quel point je suis fière de te rendre heureuse. Car quoi qu`on dira, tu n`as jamais voulu de cette vie. Jamais voulu d'un gosse à dix huit ans, jamais voulu toutes ces complications.. Tu t`en veux à toi -même pour cette énorme bêtise que tu as commise il y'a presque dix huit ans, t`en vouloir ne changera rien, maman.. Je le sais, bien que jamais tu ne l'avouras, tu aurais préféré ne pas avoir d`enfant.. Et pourtant je suis là, maman. J'ai gâché ta vie, ta carrière, tout. Tu lui en as voulu, tu lui en veux, tu lui en voudras.Tu m`en as voulu, tu m`en veux, et tu m`en voudras. Toujours, pour toute ta vie. A chaque fois que tu me regardes je vois dans tes prunelles les remords et les regrets.. Et crois-moi, cela me transperce le coeur à chaque fois. Cela me le tord, me le torture même. Mais rien ne changera, tu as beau me faire du mal, et bien c`est normal. Je t`ai fait tant de mal aussi, je ne suis pas l`enfant que tu as désiré, je ne suis que le fruit de ton insoucience. Mais aujourd`hui, je le sens, maman, aujourd`hui je ne vois aucun reflet de regrets en te regardant, non, je ne vois que ton Amour, qui fait exploser mon coeur de joie. Je vois ton Amour, l`Amour dont j`ai besoin depuis toute petite. L'Amour d`une mère.

Oh maman, si tu savais...







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Chapitre mit en ligne le 21 Janvier .

# Posté le mardi 13 janvier 2009 06:59

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 12:58

. . . Chαpitr Quα . . . « . Se noyer dans le pur délice de ton coeur qui n'a jamais été touché . »

 . . . Chαpitr℮ Quαtя℮  . . .   « . Se noyer dans le pur délice de ton coeur qui n'a jamais été touché . »

L`attente, je t`attends. Assise sur un banc, il ne fait pas trop froid aujourd`hui, ça va encore. Quelques rayons de soleil luttent pour se faire un passage dans les nuages gris, allez encore un petit effort.. Je veux que le soleil transperce ces nuages qui rendent mon humeur maussade, que les rayons du soleil fasse rayoner ta beauté enivrante.

Je te vois arriver de loin, tu marches tranquillement, mains dans les poches, sourire aux lèvres, tu ne te presses pas du tout. Pourtant tu es tout transpirant, tu as donc couru tout le long du chemin. Les filles te regardent, tu ne les regarde pas. Tu ne regardes que en ma direction, tu me fais un grand sourire que je te rends sans hésiter.

- Salut, Andrea. Dit-il quand il arriva près de moi
- Salut, murmurais-je gênée, tu vas bien?
- Très bien, pas trop fatigué? Tu as du te coucher tard, non?
-Toi aussi tu n'a pas dû te coucher très tôt, tu étais au banquet, lui fis-je signaler
- C'est vrai, admit -il avec un sourire narquois.

Quelle sensation étrange. Je te regarde attentivement, comme je le fais avec grand nombre de personnes. Mais tu as quelque chose de différent, aujourd`hui. Juste aujourd`hui, le soleil fait briller tes cheveux minutieusement lissés, ton sourire ne fait que mettre en valeur tes dents blanches et tes lèvres aux contours d'une beauté sans pareil. Ton petit pull est assez ample, mais laissant deviner des abdos d`athlétes, tes yeux verts penètrent en moi comme des étoiles dans la nuit .

Je te trouve beau .

Lentement tu t`assois près de moi, lentement tu me parles.. Lentement tu me fais vaciller à tant regarder ta beauté, lentement tu me troubles, lentement je t'affectionne de plus en plus. Lentement tout ce que tu voudras. Lentement toi et moi. Lentement moi et toi. Quelque chose se passe, quelque chose que je ne connais pas, quelque chose de nouveau. Quelque chose que j'aprécis de plus en plus. Se noyer dans tes paroles, se noyer dans tes anneries.
. . . Se noyer dans ton rire angélique . . . Se noyer dans tes yeux couleur emeraude . . . Se noyer dans ton parfum ensorcelant . . . Se noyer dans cette océan de désir interdit . . . Se noyer dans le pur délice de ton coeur qui n'a jamais été touché . . .

*
**
***

Exploser . . Rire . . Respirer . . Naître . . Sentir . . Toucher . . Chuchoter . . Embrasser . . Courir . . Câliner . . Oublier . . Sourire . . Regarder . . Danser . . Expirer . . Parler . . Ecouter . . Aimer . . Detester . . Comprendre . . Gémir . . Mourir . . Enfanter . . Critiquer . . Rencontrer . . Soufrir . . Apprendre . . Hurler . . Dormir . . Souvenir . . Déguster . . . Essayer . . .
Etre moi avec toi .

La vie se déroule comme ça en général, non? Sûrement pas dans le même ordre, mais tout de même. Alors, pourquoi moi, ma vie n`est pas comme ça?

Laisse le doux parfum de la nuit rentrer dans tes poumons . Laisse à tes oreilles le bonheur d`entendre sa voix de velour . Aujourd`hui est une journée magnifique, Andrea . Et tu sais, demain sera encore meilleur .

. . . Jt'n fαis l srment . . .


*
**
***

Nous marchons dans les rues désertes, la nuit est tombée il y a quelques minutes maintenant. Pourtant il n`est pas tard. Ce soir on ne voit ni les étoiles, ni la lune. Je plissai mon nez à cette idée, moi qui aime bien regarder les étoiles en me couchant... Ma mère avait fait une sorte de grande vitre sur mon plafond exprès pour ça. Ce soir, il ne servira à rien.

- A quoi tu penses ? Murmura Hans

Je leva mon sourcil droit. Pour quel raison souhait-il briser ce moment de pur bonheur? Pourquoi stopper ce silence?

- Pourquoi tu chuchotes? Répondis-je froidement.
- Ben, pour ne pas te déranger.. Tu avais l`air pensive.

Je rigolai doucement, laissant échapper de la fumé blanchâtre de ma bouche. Le froid envahit ma gorge, ce qui la brûla. Je toussotai pour ne pas montrer ma douleur. Ne lui montre jamais ta douleur , jamais ..

- Pourquoi n'es-tu pas comme ça au lycée?
- Comme ça quoi?
- Eh, bien , souriante, gentille.. Et jolie,
dit-il en rougissant, enfin pourquoi au lycée tu es si.. Distante avec tout le monde.. Et euh, sans vouloir te vexer, tu ne fais pas très attention à ton apparence au lycée, alors qu'en faite.. Tu es plutôt jolie fille, disons le carrément .
- En faite.. C'est ma mère qui a tenu à me préparer pour venir ici, sinon je serai venue habillé comme un sac à poubelle, et même pas maquillé, et je me serai faite une queue de cheval banale, répondis-je vaguement. Mais merci, m'empressai-je de dire, c'est gentil.

Il se mordit la lèvre et continua à marcher à côté de moi, prenant soin de ne surtout pas me toucher. Pourtant je sentai qu'il en avait envie, une envie irrésistible de me toucher, une envie atrocement exquise. Je souris à cette pensée.. Le fait qu'un garçon souhaite me toucher, qu'un garçon me trouve assez jolie. C'est rare et flateur. Pendant toute la journée il avait hésité, je l'avais remarqué à sa façon de s'approcher de moi et de reculer aussi tôt. Comme si il avait peur de me brusquer .

- Tu sais quoi? Au début quand j'ai accepté ton rendez-vous c'était pour ma mère, car elle veut à tout prix que je sorte plus souvent, et parce que cela l'a fait souffrir de voir que je n'ai pas beaucoups d'amis déclarais-je comme si c'était anodin .

Son visage se crispa et il s'arrêta immédiatement de marcher. Il se mit à me fixer, ces yeux pleins de fureur attendaient une explication .

- Mais, finalement.. Cette journée a été géniale, vraiment géniale. Je suis très heureuse d'être venue .

Oui, elle l'était vraiment. Du début jusqu'à cette instant. J'ai découvert un autre Hans, pas le gamin du lycée super populaire, pas le petit goss de riche qui snob tout le monde. Non, j'ai découvert quelqu'un de génial. Et je souris, je souris à Hans. Je souris à mon futur. Je laissai une nouvelle fois l`air entrer pleinement dans mes poumons, dans un gémissement, ma gorge se remit à brûler d`une façon affreuse . Je ferma les yeux, leva les bras en l`air, étirant mon long corps, Hans doit sûrement croire que je suis entrain de devenir folle.. Oui, c'est le mot, je deviens folle. Une douce folie s'empare de mon esprit, et de plus en plus à chaque seconde qui passe dans le froid.

Et Dieu seul sait combien c`est bon.

- A quoi penses-tu ? Murmura t-il une nouvelle fois, d'un ton torturé.

Je laissai échapper un sifflement mauvais, bon sang ! Ne pouvait-il donc pas me laisser quelques minutes en paix ? J'ouvris les yeux et découvris que nous étions déjà arrivés devant chez moi. Je cessai donc de marcher et me mit à le fixer à mon tour, d'un regard mauvais.

- Pourquoi tu chuchottes bon sang de bonsoir?! Tu ne sais même pas à quel point cela m'aggace! J'ai l'impression qu'on nous espionne ! Lui criai-je dessu.

Il rigola doucement, laissant sortir de la fumée blanche, sortit un paquet de clope de sa poche droit et en alluma une et la porta à sa bouche. Il prit une taffe, puis leva la tête vers le ciel, comme je l`ai fait plutôt, et cracha sa fumé, puis il glissa son regard sur moi. Il fit une moue adorable et reprit :

- Tu dirais quoi mademoillejerallepourunrienetjesuisunesansamies si, justement quelqu'un nous espionnait? A cette instant même? Me demanda t-il en s'approchant très près de moi, trop près de moi.

Je fronçai les soucrils, montrant mon incompréhension. Il fit un signe de tête vers l'une des fenêtres de ma maison pour découvrir. . .Ma mère entrain de nous espionner.. Okay. Je me sentis rougir et il en rigola de plus en plus belle. Ma mère me met vraiment dans des situations génantes parfois..

- Bon, on se voit demain. Dit-il rieur .

Et il partit aussi tôt .A demain.



*
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***


Journée bien étrange . Nuit bien étrange .
Cette nuit, pour la première je rêvai d`un garçon, je revai de Hans Böotner. Je rêvai de lui, d'un beau rêve doux et délicat . D`un délice insoupçonné. Je rêvai de lui d'une manière étrange. Non comme un amoureux, non comme un ami, non comme un camarade. Non, je rêvai de Hans Böotner , de la confusion qui règnait dans ma tête. Quel est ce goût si delectable que je ressens quand je pense à ce garçon? Quelles sont ses rougeurs qui apparaissent sur mes joues quand ma mère fait allusion à lui?

Quels sont ses battements de coeur qui s'accélèrent quand je repense à son sourire?

Je battis les cils en repensant à ces compliments, je me mordis la lèvre quand je repensai au moment où sa main à frolé la mienne, j'nspirai pronfondement . Une question persistait dans mon ésprit. Pourquoi avait-il voulu me voir? Je n'ai osé lui demander. Pourquoi?
Terrifiée. J'étais térrifiée de sa réponse. Peur que cela soit pour un pari..
Peur de rien, Peur de tout. Peur de moi, Peur de lui.
Mon corps ne réagit plus quand je lui demande de se lever. Je reste cloué dans mon lit, pourtant le reveil ne fait que sonner depuis deux minutes.. Et ce bruit horripile au plus haut point mes pauvres oreilles.. Je n'arrive pas à croire ce qui s'est passé hier. Je ne suis pas si différente finalement, en tout cas il n'a pas eu l`air de me trouver bizarre.

*
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Il pleut. Il pleut des cordes, et c'est une horreur. Mon pauvre jean troué est trempé, ma petit veste également, et même mon petit sweet en dessous. Ne parlons pas de mes cheveux, ils dégoulinent de part et d'autre de mon visage me cachant quelque peu la vue. Les traces de maquillage qui étaient restés de la veille doivent dégouliner le long de mes joues. Mais je m`en fiche, après tout je ne vais pas à un défilé de mode, mais au lycée.
J'étais devant le passage piéton quand une voiture passa à fond de train dans une flaque d'eau et m`éclaboussa complément, je criai de stupéfaction. Mes mains s'étaient levées instinctivement, je regardai autour de moi et vis mes camarade de lycée en train de rigoler comme des idiots. C'est ça, rigolez bien, il aurait pu me tuer ce mec.

- Salut Andrea.. Ouhla, tu veux ma veste?

Oh, non . Mon corps se paralysa sous l'effet de la surprise. Mon coeur battait à s'en rompre. Je respirai pronfondément et me retourna et découvris Hans, plus beau que jamais. A cause ou devrais-je dire grâce à la pluie ses cheveux formaient des petites boucles, cela lui rendait le visage plus enfantin. Le seul inconvénient ; il sentait mauvais de la bouche, faudrait qu'il pense à arrêter de fumer . Il me lança un sourire mesquin, comme si il avait pu lire dans mes pensées. Pensées, qui hier l`Obsessionait tant .Je lui souris timidement et baissa ma tête en regardant des pauvres All Star totalement usés. Il rigola une nouvelle fois, laissant échapper une vague de fraicheur, je ressera mes poings, ma gorge ne noua en un instant.. J'essayai de reprendre une respiration régulière, mais avec lui si près de moi, cela me semblait bel et bien impossible.

Qu'es- tu en train de faire de moi?





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Chapitre mit en ligne le 28 Janvier .

# Posté le jeudi 22 janvier 2009 04:28

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 12:57

. . . Chαpitr Cinq . . . « . Et si tout cela n'était qu'illusion Andrea? Si tout cela n'était que mensonge? »

 . . . Chαpitr℮ Cinq  . . . « . Et si tout cela n'était qu'illusion Andrea? Si tout cela n'était que mensonge? »
Je lui lançe un regard accusateur . Non, ce n'est pas ce que je veux. Je ne veux pas devenir dépendante de toi.

- Ta veste? Pourquoi? Elle est aussi trempée que la mienne, cela ne servirait à rien du tout, enfin si ; je serai encore plus mouillée que je ne le suis maintenant.

Là, c'est lui qui me lança un regard accusateur.

- Ouh, mais dis donc, calme toi ! Je voulais juste être agréable. T'as tes règles ou quoi?
- Sache, cher Hans que les règles ne rendent pas TOUJOURS les filles de mauvaise humeur! Moi personnellement ce genre de chose n'a jamais influencé mon comportement,
répondis-je glaciale.

Il me fusilla du regard et soupira un bon coup .

- Bon, très bien. Salut .

Tu t'en vas , plus énervé que jamais. Ce n'est pas ce que je désirais, crois moi. Je suis toujours au milieu de la route, tous les regards sont tournés vers moi, ce qui me gênai et me mis d'une humeur massacrante.
Il pleut, il pleut cela ne s'arrêtera donc jamais?

*
**
***

Hé, Andrea c'est vrai que toi et Hans vous vous êtes vus dimanche?
- Pourquoi tu me poses cette question, Jessi?
-J-e-s-s,
articula t- elle , appelle-moi Jess, comme tout le monde.
-J'aime pas Jess, je préfère Jessi
- Moi je préfère Andy qu'Andrea , et ce n'est pas pour ça que je t'appelle Andy.
- Non , tu as raison, en fait tu ne devrais même pas m'appeler du tout.

*
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***

Il est quatorze heure quinze, je suis en cours, je m'ennuies, et il neige. Il neige de beaux flocons, il fait tout de même très beau. Il y a le soleil, c'est magnifique à voir. Matthias se retourna de sa chaise, je n'y fis guère attention sur le coup, pensant qu'il voulait parler à ma voisine de table. Mais ce fut à moi qu'il s'adressa.

- Hé, Andrea? Tu fais avec moi la rédaction?
- Quelle rédaction?
demandai-je d'un ton désinvolte.

Il soupira et me regarda comme si j'étais une imbécile. Hum, c'est lui qui pense ça?

- La prof vient de dire qu'on pouvait se mettre par deux pour la prochaine rédaction à faire chez nous. Car les dernières notes ont tellement été catastrophiques que bah.. Elle a eu pitié de nous, dit-il en riant.

Je m'efforçai de lui sourire, je n'avais toujours pas digéré mon conflit avec Hans ce matin.

- Désolée Mattias, j'avais projeté de demander à quelqu'un d'autre. Mais peut-être refusera t-il, qui sait? Dans ce cas, je viendrais illico te voir, promis, répondis-je d'une voix douce.

Je me levai de ma place, et me dirigeai vers le bureau de Hans. Qu'étais-je en train de faire? Mes jambes marchaient toutes seules, sans mon accord, bien qu'elles tremblaient tellement qu'à un moment j'eu peur qu'elles ne me lâchent. Quand j'arrivai devant Hans, il ne daigna même pas lever sa tête pour me regarder, et moi je n'osai pas prononcer ne serait-ce qu'un seul mot. Ma gorge me brûlait - comme à son habitude -, le seul son que j'arrivai à sortir fut une espèce de gémissement mélangé à un grognement, -Jessi, qui était assise à côté de lui pouffa -, Hans lui leva la tête.. Ah , bha enfin.. Il me lança un coup de menton, me faisant comprendre qu'il attendait que je parle. Son regard était inexpressif et cela me destabilisa.

- Euh, je me demandais si tu voulais faire la rédaction avec moi, vu que si j'ai bonne mémoire tu n'es pas très doué en rédaction, cela pourrait te faire remonter ta moyenne vu que moi j'y arrive.. dis-je en bredouillant.
- Oh, tiens.. Dit-il en rigolant amèrement, tu souhaites la faire avec moi? Pourtant toute à l'heure, tu n'avais pas très envie d'échanger quoi que ce soit avec moi.

J'arrêtai de respirer un instant. Je me sentis blêmir, mais je repris immédiatement le contrôle de moi-même, hors de question que je perde mes moyens une fois de plus devant lui.

- Tu as raison ! finis-je par m'exclamer, après tout cela n'était que pour te rendre service, vois-tu Mattias m'a proposé de le faire avec lui, et vu que toi tu ne veux pas la faire avec moi, je n'ai plus qu'à allez le voir !


Ecoute .

Je n'eu pas le temps de faire demi tour que Hans m'avait déjà rattrapé par le bras. Il se tenait debout, juste en face de moi, sa tête légèrement incliné de façon à ce que son nez frôle mon front et ses lèvres mes sourcils, une telle proximité entre lui et moi me submergea d'un sentiment bien connu chez moi ; La honte, la gêne.. Puis vint les frissons et l'envie d'approcher mon visage plus près de sien. Mes pointes de pieds se soulevèrent malgrès moi et nos deux nez se touchèrent quelques secondes.. Je me mis à bouger ma tête machinalement, le résultat fût simple : nos nez se frottent l'un à l'autre. Etrangement la honte disparut directement, ne laissant plus que Hans dans mon esprit. Les gens autour de nous n'existaient pas . Lui et moi, voilà ce qui existait . Sa main qui jusqu'a présent tenait mon avant bras, se laissa glisser jusqu'à ma main, qu'il saisit après une brève hésitation. Ses doigts d'une douceur infinit touchaient les miennes, avec une finesse alarmante. Je ne suis pas amoureuse de lui , c'était une évidence, du moins par pour le moment, mais quelque chose en lui me faisait chavirer . Qu'est-ce donc? Il laissa échapper un petit soupir de plaisir me sembla t-il, seule moi était en mesure de l'entendre, mais la réaction de mon corps ne se fit pas attendre ; les poils de mes bras s'hérissèrent et je fus recouverte de frissons le long de mon corps de plus en plus tendu. Je le regardai dans les yeux, qui exprimaient quelque chose de magnifique, quelque chose qui me fit voler. Ce quelque chose je ne vous dirais pas ce que c'est , ce quelque chose est la plus belle chose que j'ai lu en quelqu'un . L'inexpression de ses pupilles avait disparu, laissant place à l'explosion de joie qu'il ressentait en ce moment . Il se baissa un petit peu, et je me leva encore plus, j'avalai dificilement ma salive. Il me sourit laissant échapper son haleine - et par la même occasion il montra ses dents d'un blanc immaculé -, mon nez se plissa d'avance, mais au lieu d'être envahit d'une odeur de cigarette, je sentis un doux parfum de menthe venir chatouiller mes narines, j'ouvris grand les yeux ahuris, et lui éclata d'un rire fort . Sur le coup, cela cassa toute l'alchimie qui s'était produit. Sur le coup , je lui en voulu.

- Ahaha ! Tu pensais que j'allais puer de la gueule hein? Surprise surprise n'est-ce pas? J'ai bien vu ce matin que mon odeur ne t'as pas plus du tout. Alors j'ai pris pleins de bonbons à la menthe, la pauvre Kathrina n'en a plus, dégueulasses soit-dit en passant, les bonbons.
- Oh, tout ça pour moi? Me voilà flattée,
répondis-je irrité par son hilarité
[g]- Tu ne crois pas si bien dire, ah et euh hors de question que tu fasses la rédaction avec l'autre là! Tu la feras avec moi, bien que je n'accepte pas pour avoir une bonne note, mais juste pour être un peu avec toi.

Je restai ahuri devant sa franchise. Ainsi il voulait être avec moi? Oui, cela était de plus en plus flatteur. Il se rassit à sa place, en me souriant, je vis Jessi totalement désorienté, choqué par ce que venait de faire et dire Hans, tu métonnes.. Il me lança un clin d'oeil pas très discret et m'indiqua de retourner à ma place, ce que je fis sans rechignier. Matthias se retourna une nouvelles fois.

- Pfiouu, bah, dis donc ça a l'air .. Sérieu entre lui et toi, ricana t-il.

Je ne fis point attention à sa remarque.

- Je dis ça.. Parce que bah, il aime bien les filles.. Les filles au jolie corps surtout, et à ce qu'il parraît tu étais vraiment canon à la soirée de ta mère. Et d'ailleurs en parlant ça, il te reste un peu de maquillage.. Cela te va très bien, tu es jolie avec. Mais euh , ce que je voulais dire c'est fait attention.. Il aime bien les jolies filles, mais ils aiment bien une nuit ou deux, tu vois?
- A ce qui parraît,
je soupirai.
[g]- Mais je dis ça juste dans ton intéret.
- Oh, oui merci, vraiment merci Matthias. Je sais à quel point tu m'adores, et que si tu me parles ce n'est pas pour avoir une bonne note à ta rédaction, ou bien alors parce que tu as appris que j'étais bonne en robe de soirée, ou bien qu'avec un tant soit peu de maquillage j'étais plutôt jolie, je sais que tu n'es pas comme ça. Tu es vraiment quelqu'un de bien. Pas comme tous ces enfoirés qui font partits de cette salle.

Il me regarda avec des yeux exorbités. Etonné que la petite sainte ni touche soit grossière? Il se retourna sans me laisser ne serait-ce qu'un regard mais murmurra " Tu crois vraiment qu'il est différent de nous? Pff, pour lui t'es comme les autre "

Oui , avec moi il sera différent . Je le sais . Je le sens . Et non , pour lui je ne suis pas les autres . Je le sais . Je le sens .



*
**
***


Je rentre, l'esprit rêveur. Je ne regarde pas la route, je laisse mes jambes me guider aux grès de leur envie. Je pourrai tout aussi bien rentrer chez moi, ou aller en Italie que je ne m'en rendrais pas compte. Je serai tout bonnement incapable de décrire le temps maintenant, même si il neige et que le soleil est partit ce temps me paraît fabuleux. Les flocons me carrèssent comme de la soie, les nuages gris ressemblent à de gigantesques peintures du moyen Age, comme si des anges s'y cachaient. Le froid me fait transpirer. Tout me paraît si beau à cette instant . L'impression de rêver, de voler, de s'évader.

Et si tout cela n'était qu'illusion Andrea? Si tout cela n'était que mensonge? Si chaques paroles n'étaient que scripte? Si chaques gestes n'étaient que mise en scène? Plus tu voles hauts plus la chute est rude . Mais ça , tu le sais déjà .
A toi de jouer , toi aussi apprends ton scripte , apprends la mise en scène . Et n'oublie surtout pas ton masque..


*
**
***


- Bon, trépigna ma mère, tu l'aimes?
- Pff, petite sotte! Je le connais à peine, non je ne l'aime pas. Mais il me trouble beaucoup. Point, et pas la peine d'essayer de me tirer les vers du nez ; je ne dirais rien de plus, rien de moins.

*
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***


Le téléphone sonne. Comme à mon habitude je décroche. Et ma surpise fût grande, quand j'entendis au combinet un certain Georg.





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Chapitre mit en ligne le premier Fevrier .

# Posté le mardi 27 janvier 2009 07:24

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 12:57

. . . Chαpitr Six . . . « . C'était évident , je ne suis qu'une petite sotte . »

 . . . Chαpitr℮ Six  . . . « . C'était évident , je ne suis qu'une petite sotte . »
- Salut Andrea. Donc ouais, je t'appelle c'est pour te demander si tu voulais venir chez Tom et Bill mardi soir, on organise une petite fête, et on a invité déjà pleins de monde, enfin surtout Bill et Tom, nous on connait personne mais bon.. Tu veux venir?
- Euh, mais moi j'ai cours mercredi..
dis-je hésitante.
- Mais tu t'en fiches! On a invité plein de gens de ton lycée! Allez!
- Y'aura Hans?
- Hans? Euh, Hans.. Ah! Le mec aux yeux verts? Oui, oui il y sera normalement, c'est d'ailleurs lui qui a insisté pour que tu viennes.


J'écarquillai grand mes yeux. Ainsi, Hans désirait vraiment que je vienne? Je ne répondis pas à Georg, tant j'étais impressionée.

- Heurm.. Andrea, t'es là? Demanda t-il gêné.
- Oui, oui, je suis là. Ecoute, c'est très gentil ; mais je ne pense pas venir. Je n'aime pas les fêtes, c'est un cauchemard eveillé pour moi. Mais c'est très sympa de ta part de m'avoir proposé.
- Oh, mais non.. T'étais la seule qui faisait pas snob,allez viens. Ne serait-ce qu'une heure. Puis Hans ne va pas être content.


Je ricannai.

- Boarf, je m'en chargerai, ne t'inquiète donc pas. Je te laisse, on se voit à samedi pour le repas.

*
**
***

Bien sûr que oui . C'était une évidence que j'allais ceder . Bien sûr que oui . C'était une que je n'aurais pas pu lui resister .

C'était évident , je ne suis qu'une petite sotte .

Je ne suis pas à mon aise, je ne suis pas à ma place. Tous ces regards avides de sensations nouvelles, toutes ces attentes, tous ces corps se frottant les uns contre les autres, toutes ses langues s'entrechoquant, tous ces corps brûlant d'envie... Toutes ces personnes que je ne comprends pas , toutes ces personnes différente de moi . Moi et elles . Elles et moi .
Deux mondes nous séparent, le fossé est bien trop grand pour pouvoir être franchit , et je n'en ai même pas envie.
Tout cela n'est pas pour moi . Tout se passe bien trop vite, sans que je ne me rends compte de rien. Tous ces verres remplient d'alcool que l'on me propose, tous ces sachets remplient de poudre blanche que l'on souhaite me vendre, tous ces hommes me proposant en toute galanterie d'aller dans une chambre du premier étage, toutes ces filles me dévisageant au début de la soirée en compagnie de Hans. Non, ce n'est vraiment pas ma place. Et cela ne le sera jamais.
Je reste assise sur un divan, la musique battant contre mes oreilles me donnent un mal de crâne intense. Ma gorge a un goût d'amertume, ma bouche est sèche. Et mes lèvres regrettent d'en avoir trop dit. Mon regard reste fixé sur Hans, je ne bouge pas , telle une vraie statue. Lui aussi me regarde, mais il ne reste pas immobile, bien au contraire ; il danse, il chante, il flirt .

Il fait tout ce dont tu es incapable de faire .

Je sens quelque chose se poser sur le divan, je n'y fis nullement attention. Ces yeux verts me penètrent, au plus profond de moi, ils broyent mes organes, assèchent mes veines, ruinent mon être, pient mon coeur. Je ne peux plus , je ne respire plus, il faut que je sorte . Que je respire. Que je sorte de ce machiavélique piège qui se referme chaques jours un peu plus.
Que ton envelope charnel ne me fasse plus aucuns effets. Seulement, il m'est impossible de bouger, comme si tes yeux me l'interdisaient, et moi je les écoute. Je les écoute inlassablement, insatiablement . Tes yeux me parlent une langue muette, que moi seul peut déchiffrer. Tu passes ta langue sur tes si belles lèvres, et tu me souris d'une manière arrogante. Et mon envie perverse augmente.

*

Regarde moi Andrea, regarde moi . Je ne suis pas avec toi , non . Regarde ce que tu désires le plus - cet à dire moi . Et tu ne m'as pas , non c'est elle qui m'a ce soir . Cette nuit , ce sera elle qui recevra mes caresses, ce sera elle qui entendra ma voix suave lui murmurer des mots doux , qui ne sont point destinés à elle . Ce sera elle qui sentira mon corps en ébullition si près du sien . . . Andrea, tu me rends fou . Quelle folie . . . Andrea, tu es ma douce folie

*

Je tremble, je transpire, ma respiration doit sûrement être alarmante à entendre, mais rien. Mon corps est paralysé, mes membres engourdis, je n'aurais pas du boire ce misérable verre de vodka, et je ne devrais pas non plus regarder Hans danser avec cette fille, et pourtant c'est ce que je fais. Ton regard reste vrillé sur moi, et il me dit tant de choses. Qui es-tu ce soir? Sûrement pas le même garçon à qui j'ai parlé il y'a à peine trois heures . Je vois ta main descendre le long du dos de cette jolie rousse, et tu me fixes. D'un regard de plus en plus avide, d'un regard de plus en plus bestial.

Tu danses avec elle , en me regardant , moi .

Ce fut le geste de trop, je me levai d'un bon, faisant sursauter le garçon qui s'était assit près de moi. Tu as beau être bourré, tu as beau être défoncé, tu as beau être tout ce que tu veux, ce que tu as fait, ce que tu viens de faire c'est.. Mal saint . Je sais bien, je n'aurais pas du te dire que tu n'étais qu'un petit con de snob qui ne pensait qu'à baiser la première venue un tant soit peu bonne, c'était déplacé, ma jalousie a parlé pour moi. Tous ces regards avides te regardant me mettaient bien trop mal à l'aise et une rage envahit ma bouche, ainsi que ma gorge. Mais tout cela n'excuse rien, j'ai peut-être une parole maladroite, toi ça a été tout qui a été maladroit. Je sortis de la pièce d'un pas peu assuré, m'interdisant un regard à Hans. J'entrai dans la cuisine en claquant la porte très fort, le son de la musique se fit déjà moins entendre. Et à ma grande surprise face à moi se trouvait Tom.

- Oh, tiens.. Salut, euh... ?
- Andrea,
dis-je d'un ton exaspéré.
[g]- Andrea! S'exclama t-il. Tu vas bien? T'en as pas l'air.. T'as trop bu peut-être?
- Non, ça va, ça va. Je n'ai bu qu'un verre,
murmurais-je sentant la fatigue m'envahir.

Je voulu avancer pour m'assoir, mais malheuresement mon pied heurta quelque chose par terre, et je m'étalai sur le carrelage froid et blanc de la cuisine. Tom se précipita pour me revelever, aussi tôt fait instinctivement je regardai vite mon slim ainsi que mon débardeur, enfin ceux de ma mère pour être exacte. C'est bon ; impécable rien de déchiré à premiere vue. Je vérifiai aussi les escarpins rouges préférés de ma mère que je portais egalement, non c'est bon, tout va bien. Mais je sentis un élancement au niveau de mon genou, oh.. Manquerait plus que je me sois cassée quelque chose.

- Ca va? Tu t'es pas fait mal? .. Ouais, bon je pense qu'il vaudrait mieux que tu t'assoies, dit-il en me tenant par le bras, et m'aidant à m'assoir.

Je lui soufflai un " merci " à peine audible, peu importe. Ma tête se mit à tourner, mon dieu dans quelle galère me suis-je fourrée? Je lançai un regard furtif par terre ; j'avais glissé sur un préservatif usé. Classe, vraiment très classe.
Tom dut remarquer ou mon regard se poser et se mit à rire, et aussi fou que celui puisse parraître, je m'esclafai avec lui. Valait mieux en rire qu'en pleurer comme on dit.

- En faite, je vais t'avouer que je ne bois jamais.. Et là j'ai bu un verre de vodka, et un gros verre.
- Ah , je comprends mieux, dit-il malicieusement.
- C'était idiot de ma part, ce que je peux être bête.

J'enfouis aussi tôt ma tête entre mes bras frêles, il ne disait rien, et il avait raison. Ma tête me tournait toujours. Je pensais que Tom allait repartir faire la fête avec ses amis, mais il n'en fit rien. Il s'assit également sur une chaise, - après avoir jetter le préservatif à la poubelle, à en attendre le bruit qu'il a fait - et mes pensées, - bien que très peu cohérentes- revinrent vers Hans. Qui était le véritable fautif? Personne, bien sûr tout le monde dit toujours ça . C'est la faute à personne, c'est la faute à la vie . C'est cela, oui. Quelle connerie.
Peut-être que mes paroles n'auraient jamais dû sortir de ma bouche, peut-êtres auraient -elles dû rester dans mon esprit et ne jamais franchir la barrière de mes lèvres. Pourtant elles l'ont fait, et de pleins fouets. Est-ce une raison pour faire ce qu'il a fait? De me faire subir ça?

Voyons Andrea, n'oublie pas ; Ton masque . Ne dévoile pas tes sentiments . Andrea, qu'es-tu en train de devenir?



*
**
***


Je sens quelque chose de doux et de délicat sur mon épaule. Mes yeux s'ouvrent difficilement, je relève la tête. Ne comprenant plus très bien ou je suis.

- Hé, Andrea? Tu vas bien? me demanda un Gustav appeuré.

J'écarquillai les yeux, la mémoire revenait peu à peu.

- C'est fini?
- Tu veux rire? Il est à peine minuit, mais Tom est venu nous voir en disant que tu supportais mal l'acool et que t'étais endormie comme une masse dans la cuisine, et je me suis un peu inquiété,
avoua t-il sans gêne.

Oh, je laissai ma tête retomber en arrière. Ouille, j'ai mal, mal, mal, mal..Gustav me proposa de retourner avec lui dans la salle, j'acceptai directement. Faîtes que ce cauchemard se finisse vite. Quand on entra dans le salon, la musique refrappa mes oreilles, le mal de tête me reprit violemment, et j'en voulu à Gustav de m'avoir demandé de quitter la cuisine. Tom accourut vers moi en me demandant si j'allais bien, je lui répondis que oui et il me souria affectueusement.

- Je vais y aller.
- QUOI?
hurla Tom qui s'était mis à danser, et qui n'entendait absolument rien de ce que je disais.

Je poussais un gémissement hostile, et sortis à grand pas de cette maison. J'étais censé rentrer avec Hans, pas grave . De toute façon, il ne verra même pas que je suis partie. Je sortis mon mp4 de mon poche et mit une musique, très doucement. Non, pas fort mon crane ne le supporterait sûrement pas.
J'eus un hoquet de peur quand je sentis une main se poser agressivement sur mon épaule je me retournai directement près à bondir sur la personne quand je vis un Bill plus amusé qu'autre chose.

- Oh, bon sang Bill.. Tu m'as fait une de ces peurs !, m'esclamais-je encore surprise

Il ne me répondit pas. Un sourire remplit de malice se forma sur sa bouche, et il se mordit sa lèvre.

- Quoi?
- T'as oublié ton sac,
dit-il en me le donnant.

Je le pris rapidement et l'empoignis. Je lui souris, en guise de remerciment, mais cela ne sembla pas lui suffir, car il resta planté devant moi.

- Euh, tu veux quoi?
- C'est dangereux de rentrer si tard, je te racompagne?
- J'aime marcher,
déclarais-je.
- Je ne t'ai jamais proposé de te ramener en voiture. Repondit-il froidement.


*
**
***

Tes lèvres sont gercés, tu n'as pas de fond de teint, ce qui laisse voir tes imperfections, ton maquillage noir à coûlé, il y'en a bien plus qu'à certains endroits, ton lissage est partit, laissant tes cheveux noir ébène erraient au grès du vent, ton jean déchiré et ton T-shirt moule ton corps si maigre caché par une grosse veste en cuire. Tu ne dis rien, tu ne me regardes pas, tu ne regardes rien. Tes yeux sont vides, d'un vide mélancolique, d'un vide perçant.

D'un vide qu'on a envie de remplir . D'un vide dans le quel on souhaite se baigner .

Tu portes une cigarette à ta bouche, tu l'allumes, et tu lâches un soupir de plaisir. Tu plisses les yeux, et les ferment quelques secondes. A quoi penses-tu? Une envie irrésistible de te demander à quoi tu penses, savoir ce qui se passe dans ton esprit. Je désire y entrer, et découvrir tous tes secrets les plus intimes. Tu remarques que je t'observe, cela n'a pas l'air de te plaire. Tu t'arrêtes net, et me fusilles du regard.

- Ca va, tu te rinces bien l'oeil? Je sais bien que je suis beau, mais c'est malpoli de regarder les gens de cette manière.

Je m'arrêtai à mon tour net. Non, mais pour qui tu te prends toi? Une nouvelle rafale de rage remplit ma gorge, cette fois-ci une envie irresistible de te frapper me prit .
Pas la peine de m'énerver comme une folle, cela te rendrait raison après tout. Et je ne vais pas te faire ce plaisir .

- Oui, la dernière fois que je t'ai vu je t'ai trouvé moche comme un poux, et je dois avouer que ce soir je te trouve plutôt séduisant, tu fais plus naturel. Et c'est assez surprenant.

Tu éclates d'un rire fort et strident. Tu rigoles à plus t'en arrêter, qu'ais-je dis? L'acool a bien l'air de me faire dire des choses bien sottes. Puis tout à coup tu prends ma tête entre tes doits congelés, et tu te mis à caresser le bout de mon nez, toujours en pleine hilarité.

- Moi, quand je t'ai rencontré je t'ai trouvé jolie, surtout ton nez, il est s-u-p-e-r mignon, dis-tu en rigolant et en continuant de le toucher, mais le top du top chez toi c'est tes seins, ils sont carrément énormes, et ton hilarité reprit le dessus.
- Combien de verres as-tu bu Bill?
- Euh, deux, ou trois.. ou peut-être quatre, j'sais plus!
- Pourtant il y a à peine trois secondes, tu avais l'air parfaitement sobre,
te fis-je remarquer d'un ton désinvolte.

Ton visage se crispe, tes poings se referment, tes yeux m'incendient, ta respiration ressemble à celle des taureaux qui sont près à attaquer. Qu'ais-je pu encore bien dire?

- Tu sais quoi? Tu vas te débrouiller toute seule! Hors de question que je te ramène chez toi, parce que là tu m'as soulé, et pas qu'un peu vois-tu.

J'haussai les épaules, je te soufflai un " à samedi " et je partis aussitôt chez moi . Non, franchement que pensais-tu? Que j'allais te supplier de m'accompagnez chez moi? Mais rêve ;

J'ai beau t'avoir trouvé plus beau que la dernière fois, je te trouve toujours aussi débile.












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Chapitre mit en ligne le six Fevrier .

# Posté le lundi 02 février 2009 16:30

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 12:55

. . . Chαpitr Spt . . . « . Se laisser aller dans ce delice . »

 . . . Chαpitr℮ S℮pt  . . .   « . Se laisser aller dans ce delice . »






Andrea, tu marches dans les rues sombres, sans but précis, telle une épave. Quelle genre de femme es-tu en train de devenir? Pourquoi laisses-tu le désespoir prendre le dessus sur ton esprit? Pourquoi tes pensées sont constamment occupées par lui? Et si ce soir , un autre se trouvait dans ton esprit, qu'en dirais-tu?
Pourquoi laisses-tu cette situation évoluer? Empirer même . Agis, vite . Tu deviens son jouet personnel, il jouera, il te jettera, il te reprendra, et te cassera .

Et finira par te jeter pour de bon . Ou peut-être pas . Devient son jouet préféré Andrea . . .

* * *

Ton regard ne cesse de me hanter, ton corps bougeant avec elle me donne de multiples frissons. Mais tous ces souvenirs sont néfastes pour moi. La température du bain est incendiant, ma peau rougit, la pièce est entièrement recouverte de bue. Je laisse ma tête se glisser sous l'eau irradiante. Et je reste comme ça, combien de temps? Je ne saurai dire. Le temps qu'il faudra. Le temps que je cesse de ne songer qu'à lui.
Je hais mes sentiments, je ne désire qu'une chose ; qu'ils disparaissent . Adieu jalousie, Adieu frissons.. Adieu mon beau Hans.

- Andrea?! Que fais-tu? Je te rappelle que tu as cours, et moi je dois aller au bureau, dépêches-toi ma chérie. S'il te plait.

Ma tête sortit directement de l'eau. Je pris une grande inspiration. Waouhh, j'ai du mal à respirer là.

- Andrea?! Réponds-moi ! Tu vas bien? T'as pas pris un malaise au moins ? me cria ma mère qui commençait à avoir sérieusement peur .
- Ca va, ça va maman, haletais-je, je me suis assoupie, c'est tout. Je sors.

Je sortis de l'eau, pris une serviette et l'enlaça autour de mon corps brûlant, et sortis.

- Bonjour maman, bien dormis?
- Oui, merci et toi? C'était bien hier?
- Non, nul. Et tu sais quoi? Georg n'était même pas là. Il m'a demandé de venir, mais lui n'a pas daigné montrer le bout de son nez. Ouh, si je croise cet imbécile, il va se souvenir de moi .


Ma mère me souria chaleureusement et me demanda comment ça c'était passé avec Hans, mon visage se pétrifia rien qu'à l'entendre prononcer son prénom.

- Je te raconterais tout ça ce soir, je vais être en retard. Bonne journée maman.

*
**
***

Je t'aperçois au loin, comment pourrais-je t'oublier si je te vois constamment. Ta tête se tourne lentement, tes pupilles restent bloquées sur moi. Tu t'arrêtes de parler, ton regard est hésitant, et il y a une pointe de regret. Je lève mon menton plus haut, hors de question que je lâche la première. Ce sera toi qui baissera les yeux, crois moi. Ta bouche s'ouvre, tu la refermes, et tu te mords la lèvre .
Mon sang fit plus d'un tour dans mes veines quand je sentis une main lourde s'abattre sur mon épaule.
Oh, merde à la fin! Qu'est-ce qu'ils ont tous à faire ça?

- Hey, Andrea. Tu vas bien? Waouh, t'es super belle. Faut vraiment que tu te maquilles plus souvent.
- Euh, merci Mattias, oui je vais bien. Et toi?
- Bien, très bien même.
- Okay, cool.
- Ouais, cool, cool.. On se voit en cours?
- C'est ça.


Se rend t-il compte à quel point il peut paraître idiot? Je retourna la tête pour voir ou été Hans, je ne le vis plus.
Et sans savoir pourquoi, j'eus envie de pleurer toutes les larmes de mon corps. Je serrai les poings pour ne pas craquer, je me mordis les lèvres pour ne pas laisser échapper un sanglot. Je respirai un bon coup, ce qui me calma immédiatement.

*
**
***

Ecoute.

Deux personnes se regardent intensément. Deux personnes cherchent à comprendre. Que s'est-il bien passé ? Quel supplice d'être dans l'ignorance. Le jeune allemand s'en veut, la jeune allemande lui en veut . Même si au fond, ils le savent, cette querelle ne durera pas. Bientôt ils s'avoueront leurs sentiments refoulés. Bientôt leur douleur s'atténuera . Bientôt, tout cela ne sera plus qu'un mauvais souvenir . Bientôt, ils oublieront la torture de leurs coeurs lacérés, ils oublieront le grand fossé qui les séparent. Ils oublieront la complexité de leurs sentiments . Et la douleur constante expirera pour de bon .

Bientôt, ils oublieront . Ce n'est plus qu'une question de temps .

Même si maintenant la jeune allemande pleure devant son bel allemand. Elle baisse sa garde, elle se laisse aller . Ses deux jambes ne la tiennent plus, elle s'effondre, en sanglotant de plus belle. La pression des sentiments était trop forte, ça a fini par tout lâcher . Même si le jeune homme ne sait que faire, il reste là, près d'elle, effaré . Jamais, même dans ses rêves les plus fous il aurait pu l'imaginer comme ça . Faible? Et si justement la flaiblesse de la jeune fille était lui . Elle le haie de la faire tant frissoner, rêver, embarasser, jalouser, convoiter .. Elle le haie, et ce qu'elle haie chez lui, lui fait l'aimer encore plus. Ses bras musclés se ressèrent autour de son corps frêle, il la compresse contre son torse, lui murmure quelques mots d'excuses . Une autre barrière tombe ; l'orgueil . Il s'excuse, il ouvre son coeur ensanglanté à sa jolie tortionnaire . On dit que les victimes hantent leurs assassins après leurs morts, elle a meurtri son coeur, le hantera-t-elle ? Une boule se forme dans la gorge , la pression redescend .
Quelle situation étrange, en général quand l'allemand allait au toilette avec une fille, ce n'était pas pour s'engueuler avec elle, puis la réconforter d'une manière ambigue . Non, cela s'arrêtait à abaisser les pantalons .

Mais Andrea avait raison . Pour Hans c'est différent .

Les bras de la jeune fille aggripent fermement le dos de son allemand. Sa respiration reprend un rythme régulier. Ses larmes cessent, mais ses sentiments explosent. Ses longues mains fines font le contour de son visage, de chaques traits, explorant la beauté interdite de ce visage, voulant s'impregner de ses traits, comme si un jour elle deviendrait aveugle, elle pourrait toujours le reconnaître . Leurs yeux ne se lâchent pas, ils ne parlent pas . Ils n'en ont pas besoin, cela gacherait tout . Leurs regards parlent pour eux, après tout . Une autre barrière va tomber, après l'abstrait des sentiments, vint la réalité du toucher .Ses doigts ne cessent de toucher son beau visage, le jeune homme ressent un tas de choses nouvelles . Des choses qu'il pensait inexistantes. Et pourtant ces choses lui explosent à la figure, son coeur explose de joie.Des sentiments comme ceux qu'il ressent, c'est inedit pour lui. Il ne connait, mais tout en lui ne désire qu'une chose ; allez plus loin . Toujours plus loin, voir jusqu'à ou cette nouvelle émotion peut aller, jusqu'à ou son coeur peut exploser de cette manière . Espérons juste qu'il n'en mourra pas.La jeune fille se laisse complètement aller, sans se soucier que quelqu'un puisse entrer, non elle s'en fiche. A cette instant, ce qui compte c'est de le regarder, d'essayer de le comprendre. De voir ses sentiments à travers ses yeux, de le laisser embrasser ses doigts tremblants. Sa tête part en arrière, elle soupire de bien être . Elle aime la sensation de sa bouche sur ses doits, et sa langue qui les suçote légérement . Elle ne se le cache plus, elle aime et elle le montre . Elle montre que voir son doigt dans la bouche de l'allemend lui fait un bien fou, plus de honte, plus de gêne . Elle laisse le plaisir prendre le dessus, Adieu désespoir, laisse place au plaisir .Sa rancoeur a disparu, ainsi que sa fureur. Il en est soulagé, il la regarde, essayant lui montrer à quel point elle a prit une place importante pour lui , en si peu de temps . La question persiste tout de même ; comment cela se peut-il ? L'allemand a lui aussi baissé sa garde, il est effrayé, tous ces sentiments sont tellement.. Etranges. Mais étrangement agréables . Sa main tremblante va se nicher dans le cou de l'allemande, qui soupire une nouvelle fois . Un tel son fait venir en lui une envie vivre . Son ventre se tord, son coeur explose, il a envie de l'embrasser . Envie de lui murmurer des choses insensées, incohérentes même .. Des choses aussi déroutantes que ses sentiments. Mais il ne faut pas, pas maintenant, pas aujourd'hui . Il ne faut pas la brusquer . Car il le sait ; elle est aussi apeurée que lui, voir plus . Il ne la quitte plus de yeux, ils se noient tout deux dans leurs pupilles dillatées.

Oui , un nouvel avenir s'anonce vers eux, et ils sont près à l'accueilir avec delectation .

L'envie du jeune homme ne cesse de croître, ses pulsions par la même occasion . Et tout cela ne se calma pas quand la jeune allemande décida de se rapprocher de lui, faisant en sorte que leurs deux corps soient de plus en plus collés.. Ses lèvres douces et à la fois suaves vont se nicher dans son cou, le jeune allemand gémit . Il n'avait pas pu le contrôler, une goutte de sueur perla sur son front, et sa respiration prit une allure démesurée. Sa main gauche qui était jusqu'à maintenant posée sur sa hanche se crispa, son autre main descendit de son cou, la jeune fille ne broncha pas. Il continua donc sa descente, priant pour ne pas qu'elle le stoppe. Tu vas trop loin, lui disait une petite voix das sa tête . Peu importe, l'envie a prit le dessus. La jeune se mit à embrasser sensuellement son cou, sur chaques recoins . Elle ressentait ce besoin de le toucher, la curiosité et l'envie de l'embrasser pour combler son plaisir encore inassouvi. Comme le jour de leur premier rendez-vous, lui aussi ressentait ça . Seulement, aujourd'hui c'est différent . Il n'y a plus que l'apparance physique, leurs sentiments entrent en compte cette fois-ci. Et c'est encore plus beau .L'allemand suffoque, il n'est pas habitué à ressentir tant de choses, pour de si petits chastes attouchements. Sa main arrive à son decolté, l'envie est à son comble, mais il s'arrêtera là . En aucun cas, il veut aller trop vite . La jeune fille ne sait plus ou donner de la tête . La peau de ce garçon contre sa langue, ou alors la main de celui ci près de sa poitrine . Se laissez aller dans ce plaisir nouveau . Sa bouche s'entrouve, son dos se cambre, elle se mit à embrasser son menton, n'osant aller plus haut . Il gémit, cette fois-ci plus fort . Il ne cherchait plus à masquer son plaisir, il est tellement visible . Leurs gestes sont doux, et imprévisibles, parfois maladroits même, aucun des deux ne savent vraiment ce qu'ils font, ils apprennent à se connaître . Les yeux marrons de la jeune fille sont grand ouvert, quelques petites traces noires sont sur ses joues, le jeune homme ne peut que la trouver magnifique . Sa main repose toujours sur son decolté, il hésite.. La descendre encore plus, et faire tomber une autre barrière, au risque de tout arrêter, ou alors attendre . Oui, attendre semble une sage décision, quand on prend compte qu'ils ne se sont encore jamais embrassés. Il arrive à capter les battements de son coeur, et intérieurement il sourit . Se promettant qu'un jour, ce coeur sera sien . Embrasser ses doigts devient une tâche difficile vu que la jeune femme s'amuse à lui titiller le menton, il enleva son doigt de sa bouche et se mit à embrasser tous ces autres membres. Elle décida d'arrêter d'embrasser son menton, préférant se concentrer sur son propre plaisir .Il voulait connaître chaques parcelles de peau sa main, sa bouche se pose dans sa main. Un hoquet de plaisir s'empare d'elle . Il se met à lecher le poignet, jamais il n'en avait vu de plus beaux . Leurs esprits partent, il ne reste rien si ce n'est la confusion et l'envie . Il leche, mord, titille, suce, embrasse chaque milimètre desa putain de peau blanche . La jeune femme arrête de le regarder, ses yeux se ferment, sa tête se lève, elle soupire . Inconcsiement son bassin se met à bouger légerement, ce que remarqua l'allemand . Ses baisers se faisaient de plus en plus sulfureux, il remonta le long de son bras, echappant un gémissement à sa partenaire . Son épaule, il baissa la bretelle de ce bon débardeur ainsi que son soutien gorge, sa langue était partout, de même pour sa bouche . La jeune fille était incapable de retenir ses gémissements ainsi que son plaisir . Sa tête se nicha dans l'épaule de son partenaire, tandis que lui continua d'embraser son épaule dénudée . Impossible pour eux de penser, impossible pour eux d'être cohérents, impossible pour eux d'arrêter .


Ne penser plus à rien , et rester comme cela , indéfiniment . De toute façon, ils n'iront pas plus loin avant longtemps . Mais pour les deux c'est amplement suffisant . Se laissez aller dans ce delice . Une page se ferme , une autre s'ouvre . Sera t-elle aussi belle que le précedente?





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Chapitre mit en ligne le dix-huit Fevrier .

# Posté le vendredi 06 février 2009 12:04

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 12:55

. . . Chαpitr Huit . . . « . Il était parfaitement conscient de la passion qui me prenait en sa compagnie et le pire était là : il désirait l'augmenter . »

 . . . Chαpitr℮ Huit  . . .   « . Il était parfaitement conscient de la passion qui me prenait en sa compagnie et le pire était là : il désirait l'augmenter . »
Cela ne vous arrive jamais de fermer les yeux un moment, et de penser. De songer à ce que vous avez fait, et de vous dire que tout cela n'était que folie, que vous regrettez? La race humaine est très doué dans ce domaine. Chaques jours il pleut des " je regrette, pardon, désolée.. " . Aujourd'hui je ne veux plus faire partie de cette catégorie. Je ne regrette pas .

Je ne dois pas regretter . Elle est là, la nuance. Ne pas vouloir et ne pas faire.

* * *

- Bon, la rédaction.. C'est quoi son sujet?
- La nuit.
- La nuit ? Rien d'autre?
- Rien.
- Hans ? Je.. J'ai fait quelque chose qu'il ne fallait ou bien..
- Non, non, ce n'est pas toi. C'est juste que.. Non, rien. Tu veux bien qu'on fasse vite cette rédaction, et on reparlera de ce qui s'est passé hier plus tard. D'accord?
- Je n'ai pas vraiment le choix.
- Effectivement .


Je ne sais plus quoi lui dire. Il reste fermé à moi, refusant de me dire quoi que ce soit. Il évite à tout prix mon regard, prenant soin de me parler un minimum. Ses mains sont tremblantes, il s'en veut, il regrette. Un sentiment de honte m'accable, j'ai juste envie d'aller m'enterrer sous terre, et ne plus jamais voir ses yeux ravageurs. Je baisse ma tête, et me met à écrire. D'une écriture médiocre, mes mains ne sont pas capables d'écrire une phrase bien, non, tout ce qu'elles désirent c'est de toucher son visage. Je rougis quand je repense à ce qui s'est passé hier, un frisson parcourt mon corps. Je me permis de jetter un regard furtif à Hans assit en face de moi, il n'écrivait rien. Son regard restait fixé sur sa feuille de brouillon encore vierge, et tout d'un coup il jeta son stylo avec hargne, se leva en faisant tomber sa chaise et se mit à me regarder méchament. Non, pas méchament, avec haine. C'est comme si il avait envi de me frapper, ou de me cracher à la figure .
Me cracher à la figure les sentiments qu'il nose point m'avouer .

- Tu.. Tu m'énerves! Vraiment, je.. Oh, et puis merde !

Il se précipite vers la porte mais au même moment ma mère ouvrit la porte en grand avec pleins de sacs . Hans s'arrêta net et se mit à la regarder avec un regard de penaud. Moi je restais assise sur ma chaise, stupéfié par la situation. Pourquoi ses paroles absurdes? C'est moi qui l'énerve? Qu'ai-je fait? Rien, stricement rien. Depuis que nous nous sômmes quitter hièr des toilettes, il ne daigne pas venir me parler. En cours, il fuyait mon regard. Et là, il est encore pire.

- Oh.. Hans, bonjour. Tu vas bien? demanda ma mère assez surprise.
- Euh, oui oui, balbuta t-il, j'allais juste m'acheter un truc dehors et je revenais pour la rédaction.
- Ah, j'ignorais que vous faisiez une rédaction, si j'aurai su je serais rentré bien plus tard.


Il lui souria et sortit aussi tôt . Ma mère se retourna vers moi le sourire malicieux aux lèvres. Je sais pertinament ce que tu vs dire, mais je t'en pris, ne le dis pas. Ne dit pas qu'il est d'une beauté à tomber par terre, cesse de me torturer avec cela. Je t'en pris.

- Il est vraiment très.. Beau ce jeune homme.

Oh, merci.. Mais, oui maman il est beau. D'une beauté infernal, atroce, meurtrière . D'une beauté me torturant petit à petit. Ses yeux m'hypnotisent, , sa peau me fait vibrer, son odeur m'enivre, et ses paroles me hantent. Il m'effraie de plus en plus, je me rends compte que je ne passe pas une seconde sans songer à lui ces temps-ci, qu'est-ce que cela veut dire? Je n'aime guère ce sentiment d'addiction. Je succombe de plus en plus à la folie, j'ai l'impression de n'être plus maîtresse de mes emotions et mes actes, comme si tous mes choix se baisaient sur les siens.
Le doute s'empara de moi quand je pensai au comportement de Hans, il est si.. Impulsif et imprévisible. Ca en devient absurde, je ne le comprends. Comme si à chacune de nos rencontres je devais apprendre à le connaître, comme si à chaque fois je redécouvrai le délice de ses traits, et son imprévisibilité. Je poussai un soupir d'agacement, ne connaîtrais-je donc jamais la paix?

- Oh, et tu ne sais pas quoi ma chérie? J'ai rencontré son père en faisant les courses, comme quoi le monde est vraiment petit .
- Laisse moi deviner, c'est un Brad Pitt brun?
- Non, du tout ; il n'est pas spécialement beau. Mais il a un charme fou. Il m'a invité à diner avec lui la semaine prochaine.
- Quoi? Non! Tu ne vas pas faire ça, maman! Tu sais très bien que.. Enfin, voilà quoi, son fils ne me laisse pas indifférente.


Ma mère gloussa et ramassa ses sacs et les posa sur le buffet, je ne savais pas quoi dire. C'était tellement incensé de penser que ma propre mère allait sortir avec le père de Hans. Elle comença à ranger quelques compotes et yaourts dans la frigo en chantonant. Elle me posa quelques questions sur l'attitude étrange de Hans, je lui répondis vaguement que je ne comprenais guère ses changements d'humeurs, sans lui reveler ce qui s'est passé hièr . D'ailleurs, en parlant de lui, il arriva en courrant et tout éssouflé .

- Hans? Ca va? demanda-t-elle inquiète .
- Oui, oui, répondit-il hors d'haleine, je ne sais pourquoi j'ai tant de mal à respirer, je cours souvent pourtant.
- Fumer ça endommage les poumons, et donc tu es essouflé plus vite, c'est normal,
répondis-je acide.

Il tenait dans sa main un paquet de cigarette, qu'il rengeait illico en me dévisageant. Hans ne me répondit pas, mais me sourit d'une manière des plus provocante, et vint s'affaller sur le canapé juste à côté de moi, passant son bras gauche negligement sur mon épaule, et de sa main droite prit un nouveau stylo.

- Je peux savoir ce qui te prend?[/c] murmurais-je

Il retourna légerement sa tête, nos nez se frôlaient, et ses boucles brunes venaient chatouiller ma joue qui commençait à rougir. Il fit un léger hochement de tête, sa peau humide caressa la mienne, elle était d'une douceur infini. Mes yeux se fermèrent automatiquement, et je laissai partir de ma bouche un soupir que seul lui pouvait entendre. Je le sentis sourire, bien que je ne puisse le voir, je sentis son visage changer, ses traits s'étiraient pour former un sourire ravageur. Je me mis à sourrire également, oubliant que ma mère soit ou non présente dans la pièce, oubliant la fureur de Hans de toute à l'heure.

- Rien, il ne me prend rien.. me murmura t-il d'une voix de velour.

Mes yeux restent clos, mes membres engourdis, et je dois sûrement avoir ce sourire béat accroché aux lèvres.. Mais il m'est impossible de bouger. Hans s'amusait drôlement à souffler sur mon visage de plus en plus crispé .
Il était parfaitement conscient de la passion qui me prenait en sa compagnie & le pire était là : il désirait l'augmenter .
Je réussis après minces efforts de crisper mes doigs, mes paupières se plissèrent, Hans lâcha un petit rire moqueur . Je comprends . Je dois avoir l'air d'une parfaite petit sotte. Sa main saisit la mienne délicatement, je sentis une pression. Ma respiration devenait plus bruyante. Mes paupières clignotèrent, j'entrevis Hans tout souriant. Il souffla une nouvelle fois, mes yeux s'ouvrèrent en un éclair, mes pensées étaient bloqués, comme si un gros brouillard noir s'y était logé. Je m'approchai avec elan près de lui, nos nez se touchaient définitivement, ma main tenait la sienne, et nos corps se collaient. Son amertume avait disparut laissant place à son bonheur.

- Rien, rien du tout.. Il ne me prend rien, sussura t-il.

J'acquieçai en silence, je le fixais avec engouement, il avala dificilement sa salive. Sans trop le vouloir, son regard se posa sur mon cou dénudé, et descendit plus bas, jusqu'à mon decolleté. Ses yeux se dilatèrent directement, puis pendant un court instant - qui pour moi eu l'air de durer une éternité - n'exprimèrent plus rien.. Le vide, une sorte de gros néant. Comme si il marchait dans le couloir de la mort, mais je le sais même dans ses longs couloirs sans fin, il songeait à moi. Mes doigts firent une légère pression sur les siens, pour le sortir de sa rêverie, ce qui marcha avec succès.
Son regard, dorénavant, n'exprimait qu'un désir brûlant, une envie palpitante .
L'incompéhension me gagnait peu à peu. Il le remarqua très vite, et une moue narquoise se forma sur son visage . Sa bouche s'approcha de moi, j'eus un moment de recul, puis d'un coup il embrassa le bout de nez .
Et ce fut cela qui me sortit de mes songes, je me levai avec une rapidité déconcertante et me mis à fixer Hans interloquée. Lui aussi l'était, interloqué, elubéré, choqué, tout ce que vous souhaîterez . Puis, il se mit à ricanner. Il fallait à tout prix que je parle, qu'importe les mots que j'emploirai, il me faut une excuse pour m'éloigner de lui et reprendre mes esprits.

- Je.. Euh, t'as besoin d'un grand verre d'eau là! dis-je sans réfléchir.
- Un verre d'eau? demanda t-il perplexe
- Ouais ! Un.. Un verre d'eau, et je vais aller te le chercher !
- J'ai pas soif.
- Si, si tu crèves de soif !


J'entrepris donc de traverser le salon, et d'aller près du bar ou ma mère se trouvait, qui en passant se retenait de rigoler. J'ouvris le frigo et prit une bouteille de jus d'orange, ma mère ricanna dans sa barbe.

- Quoi? demandai-je énervé.
- Tu as dit que tu lui prenais un verre d'eau.
- Exact .
répondis-je amermant

Je remis le bouteille dans le frigo, et claqua la porte très fort . Et elle rigola de plus belle.

- Sors d'ici, je t'en pris.. dis-je en serrant les dents
- Certainement pas ! souffla t- elle hilare, tu devrais te regarder, tu es pitoresque! Oh, et puis cesse de faire une telle tête, ce n'est pas le dernier garçon qui va te toucher .
- J'espère bien que ce sera le pemier et le dernier qui aura l'impolitesse de le faire devant toi !
ripostais-je .

Je remplis le verre que je venais de prendre d'eau glacé, et retournai aux côtés de Hans. Quand à la porte quelqu'un sonna, je me relevis donc en disant une vulgarité, tant j'étais lasse de me lever de m'assoir sans cesse. Hans ne pipait mots, et ma mère n'osait plus rigoler. Ma main s'abatta sur la poignet et ma surprise fut grande. Bill les mains dans les poches, les cheuveux non coiffés, pas maquillé qui se présenta à moi. Tous deux gardons le silence ; il m'examinait d'un oeil secptique.

- Oh, Bill, ah Georg aussi, salut.

Georg était placé juste derrière Bill, et malgrè la silhouette plutôt imposante de Georg, je ne pouvais pas le voir . Bill était bien trop grand.
Une boule de rage remplit ma bouche en repensant à Georg m'appellent et me suppliant de venir à sa fichu fête qui a été un vritable fiascot, ainsi à Bill qui s'était conduit avec moi comme un parfait goujat. A leur place ; je ne serais pas venu .







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Chapitre mit en ligne le vingt-six Fevrier .

# Posté le jeudi 19 février 2009 05:50

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 12:54

. . . Chαpitr Nuf . . . « . En faites, je comprends pourquoi Bill ne cessait de rire chez moi, ça lui faisait oublier une partie de son desespoir . »

 . . . Chαpitr℮ N℮uf  . . .   « . En faites, je comprends pourquoi Bill ne cessait de rire chez moi, ça lui faisait oublier une partie de son desespoir . »
Georg s'approcha de moi tout souriant, et me tendit sa main, que je ne pris pas tout de suite, tant j'étais sous le choc. Que pouvaient-ils bien avoir pour qu'ils viennent ici?
Hans se leva du canapé et serra également la main à Georg, ainsi qu'à Bill. Ma mère ne fit point le même effort, elle se contenta de les saluer de la cuisine.

- Je peux savoir ce qui vous amène ici? demandais-je peu amène
- Rien, tu me manquais, j'avais envie de te voir, dit Bill en rigolant, non en fait ce n'est pas vrai, c'est ma mère qui m'a dit de venir, sinon je n'y aurais même pas penser.

Il leva les yeux au ciel, signe de son intelligence sûrement, et entra sans que je lui demande, mais j'eus en prime en coup d'épaule assez brutale. Georg eut l'air très gêné, c'est vrai que d'avoir un ami si hautin ça doit être gênant .

- Qu'est ce que.. dis-je acide
- Non, Andrea, ne t'énerve pas, dit Georg de plus en plus tendu.
- Que je ne m'enerve pas? Tu rigoles? Enfin, merde Georg. Tu me supplies carrement pour que j'ailles à cette maudite fête, arrivé là-bas je ne te vois même pas, et j'ai passé une soirée exécrable et là tu reviens comme une petite fleure.
- Oui, oui c'est très triste.. Bref, passons, maman veut qu'Andrea ainsi que Hans viennent maintenant à la maison, de façon à ce qu'on ' refasse connaissance '.. dit Bill d'un air blasé . Ensuite tous les parents viendront manger, et voilà... Ah, et Hans? Je me suis permis d'inviter Jessi également, parce que ma mère a jugé bon d'inviter une autre fille, histoire qu'Andrea ne se sente pas trop seule, tu l'aimes bien elle?
- Euh, oui, oui, répondit le concerné, mais Andrea n'est pas très proche d'elle, il me semble.
- On s'en fiche, murmurra Bill, Jessi est trop canon.

Ah, parce que Bill n'est pas gay? Décidément, j'ai tout faux aujourd'hui .


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Nous marchons tous les cinq dans les rues de Hambourg, pour rentrer dans la maison des Kaulitz, ou il se trouve Tom et Gustav qui nous attendent. Jessi s'est fait une joie de venir, moi personellement qu'elle soit là ou non ne change guère mon humeur. Cette fille m'indiffère. Point.
Il fait vraiment froid aujourd'hui, ma veste n'est pas chaude, je gèle sur place. Hans m'offrit sa veste, que je refusai . Je t'ai dit non une fois, je te dis non la seconde fois. Va plûtot flirter avec Jessi.
Georg se fait plus discret que je l'imaginais, il ne dit quasiment rien, restant à l'arrière et laissant donc Bill, Hans et Jessi discutaient pleinement, sans se soucier un instant de Georg et moi . Peu importe. Je n'aime guère être au centre de l'attention des gens.
C'est étrange que Georg ne parle pas tant, j'ai du le voir une ou deux fois, et il m'avait l'air d'un garçon assez enjoué . Il a pourtant l'air d'aller très bien; peut-être est-il plus discret de nature et peu bavard, pourant ce n'est point le souvenir que je gardai de lui .
Je n'écoute pas la discution qui unit nos trois zigotos, seulement Jessi ne fait que rigoler, et pas discretement . Ses cris stridents perçent mes timpans. Elle veut qu'on l'a remarque, c'est évident . Mais je ne peux m'empêcher de sourire narquoisement, bien que cette fille m'énerve au plus haut point, elle est quand même marrante, je dois bien lui reconnaître ça. Après tout, ça vous arrive souvent de vous balader avec Bill et Georg des TokioHotel? Plus un mec beau comme un Dieu? Non? Je me disais aussi .
Georg remarqua mon sourire et souria à son tour, et regarda Jessi attentivement. Puis il leva les yeux au ciel. Comme si il était était désespéré.. Décidément, c'est un homme bien étrange, insensible aux charmes de la jolie Jessi. Je me rapprochai discretement de lui, j'avais envie de lui parler tout à coup, un homme qui ne trouve pas Jessi si intéressante c'est rare et il ne faut pas le laissez passer . Ma rancune contre lui se dissipait peu à peu, ce fut lui qui engagea la conversation, me demandant si je sortais avec Hans, je lui répondis que non . Et que c'était très bien comme ça.



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Est-il seulement posssible de haïr quelqu'un en si peu de temps? Tout ce qui vient de lui me donne envie de vormir . L'envie de lui cracher à la figure toutes les insultes possibles et imaginables. Ses airs hautins, ses paroles que tout le monde boit sans réfléchir, ses sourires faux, ses grands gestes, son maquillage bien trop exagéré, mais bon dieu pour qui se prend t-il? Il papillone de yeux et rougit quand quelqu'un lui dit un compliment sur sa beauté " d'ange " ou alors sur son groupe. Quelle comédie grotesque ! Comment toutes ces familles peuvent y croire ? Les parents de Jessi sont en extase, et très fiers que leur fille s'est faite inviter chez Simone, le père de Hans parle à ma mère, il assit tout près d'elle, je ne préfère pas les regarder..
La famille de Gustav et de Georg ont eu des bouchons pour venir, ce qui fait qu'ils n'arriveront que plus tard. Pour une nouvelle fois, je ne me sens pas à ma place . Personne ne m'adresse la parole, mes yeux fixent un point imaginaire . Je suis délaissée, même ma mère ne me parle guère . Pourquoi suis-je venue? Pour me montrer à quel point je suis invisible et si peu intéréssante? Pour que je vois à quel point Jessi est belle au près de Hans, ou pour que je me rendes compte que Bill me hait autant que je le hais? Je me sens mal, tendue, exaspérée, fatiguée, et peu enclin aux plaisanteries de mauvais goûts.
Je ne comprends guère pourquoi il est si méchant envers moi. Si ces paroles était un gaz toxique, je serais morte d'intoxication depuis bien longtemps, si ces yeux étaient des revolvers, je serais en train de mourir. Oui, en train car il me regarde, à cet instant précis, ses iris sont sur moi, et je n'aime pas cela. Son regard est accusateur, comme si il savait quelque chose sur moi d'assez gênant. Je palis une seconde, et repris mon calme. Ma vie n'a rien de bien passionant, alors même si il s'averait qu'il sache quelque chose sur moi, ça n'a que peu d'importance. Mais le sentiment de gêne persiste, il me jauge sans honte, et après c'est moi qui suis mal polie? Ma respiration commence à prendre un rythme irrégulier, mes poings se serrent, je veux qu'il lache ce regard supérieur abattut sur moi, qu'il se taise . Que je ne l'entende plus . Qu'il cesse de m'exposer à la dure réalité ; Je ne suis pas qu'une fille insignifiante . Je fermai les yeux un instant . Jessi hurla de rire cette fois-ci, Hans l'accompagna dans son hillarité . Un mal de crâne me submergea la tête, laissant mes pensées dans un brouillard sans fin. Mes doigs viennent masser doucement mes tempes, mais rien n'y fait, le mal de tête continue de me ronger. J'entends Tom me demander si je vais bien, je lui fis un signe de tête positif, j'avais bien trop peur que ma voix trahisse ma douleur. Bill se met egalement à rire. Son rire sonnait egalement faux, ce n'est pas le moment de te forcer à rire, Bill, tu ne fais qu'accroître mon tourment . Peut-être est-ce ton but?

J'ai comme l'impression désagréable que tu as appris tout ce que tu dis, comme une poésie, tout n'est qu'écrit, rien n'est vrai. Tout n'est qu'illusion et mensonge .
J'arrive à lire derrieres tes piètres mots, une espèce de sens caché . Des mots que tu n'oses point dire, des sentiments refoulés, une vérité inavoué, une envie inassouvie, une dure réalité . Tout cela reflétant ta personnalité . Tu m'as l'air si fade, tu n'es pas majeur que tu connais tout de la vie . Tu es blasé de tout ce qui t'entoure, le monde est sans attraits pour toi . Les gens défilent dans ta vie, je ne suis qu'une fille parmis tant d'autres qui t'ont énervés . Je passe dans ta bulle, dans ta vie de rêve, pour une durée encore indéterminé, tu es le seul maître du jeu . Tires les bonnes cartes dans ce cas, ne me laisse pas me perdre dans ta bulle .
J'essaye de décrypter des sous-entendus, des mots qui en cachent d'autres.. Et je pense y arriver, ou pas. Mais dans les deux cas ; je ne t'aime pas . C'est plus fort que moi, je ne te connais guère, mais peu importe . Tes manières, ton visage, tes paroles, ta voix . Tout cela m'exaspère au plus profond de moi, une vague d'iritation me prend à chaque parole prononcé de sa bouche. Et pourtant je ne cesse de te fixer, essayant de desceler sur tes traits, une beauté inconnu ; ou du moins une beauté que je peine à voir. Je ne m'en lasse pas, c'est étrange, paradoxale même. Je ne te trouve pas beau, tes paroles ne sont que mensonges, mais j'ai plaisir à te contempler.. Mes yeux ne peuvent s'empêcher de regarer ton corps cadavérique.. Comment cela se fait-il? Nos yeux se croisent, un ange passe, le son de la salle augmente, tout le monde parlent, flirtent, rigolent . Moi je te regarde . Toi qui me regardes . Essayes-tu la même chose que moi? Voir en moi une beauté refoulé? Non, ce n'est pas cela. Tes yeux n'expriment rien de semblabe, en faite ils n'expriment rien. Tout est noir, tout n'est que nuit abyssal . Ne me laisse pas tomber dans une telle noirceur, je t'en pris.. Arrête de me scruter de cette façon . Allez, sois gentil, laisse-moi entrevoir autre chose que ton désespoir..
Mais rien ne vint, je reste donc à t'examiner avec rigueur, peu importe que tout le monde me regarde avec étonnement.. Je veux à tout prix voir en toi plus qu'un petit con prétencieux. Je n'aime pas ne pas aimer les gens . Montre-moi la beauté de tes paroles, ainsi que de ton visage . Laisse moi le délice de voir ta beauté comme toutes tes fans y arrivent . Laisse-moi de te voir tel que tu es .

Laisse moi le délice de me rendre compte que je suis comme la plupart des Allemandes, laisse moi te trouver beau .

Ce tourbillon de haine va finir par se consumer un jour, sois-en sur. Je n'écoute plus tes mots sortient d'un texte, je ne te regarde plus ; tu ne m'intéresses plus . Ta beauté? Je ne l'ai point trouvé . Si ce n'est cette peine qui se cache derrière tes yeux.. Comme si le noir qui les entouraient faisait tout pour cacher leur desepoir . Et cette fois-ci je suis lasse de la chercher depuis des heures. Tu refuses de me la montrer, tu le fais exprès . C'est comme si tu avais ce qu'il fallait faire pour que je ne t'aime pas . Souhaites-tu donc que je te haïsse? Mon coeur eut un raté . L'allusion que je venais de faire pouvait elle être possible? Que son pire cauchemard soit que je l'aime un tant soit peu? Que je lui porte un peu d'estime est-ce donc si insultant? Oui, bien sur venant de moi, ça l'est sûrement . Mes yeux me piquèrent tout à coup, j'eus envie d'aller me cacher au plus haut des montagnes, ou de couler dans le plus profond océan du monde. Pourvu que je ne vois plus ces yeux haineux et malheureux.
Je laisse mon regard vagabonder de personnes en personnes, il y en a tellement ce soir. Les parents, les enfants, les ados, les amis au enfants/ados. Faisant bien attention à ne plus le regarder . Il ne m'aime guère, certes, moi non plus.
Je fais tout pour rester de marbe à chacunes de ses allusions désobligeantes à mon egard, et préfère me concentrer sur Hans qui est assit à côté de Jessi . Elle n'arrête pas de le draguer, mais étrangement cela ne me fait ni chaud ni froid . Après tout, c'est sa vie, il en fait ce qu'il fait, je ne suis pas possessive . Du moment qu'il ne m'oublie pas. J'entends mon prénom se faire prononcé par un des invités, je n'y fais point attention sur le coup, pensant que ma mère vantait mes notes à l'un des gens assit près d'elle, mais mon prénom se fut répéter avec un ton d'agacement, que je compris que quelqu'un attendait une réponse. Je me retournai et je vis Bill rire nerveusement. J'inspirai un grand coup, priant pour qu'il ne voit pas mon apréhension à lui parler .

- Oui? dis-je d'un voix un peu trop aigue
- C'est étrange, tu ne me réponds jamais quand je te parle.
- Peut-être que tu n'as rien de bien passionant à me dire pour que j'y fasse vraiment attention.


Bill rigola une seconde fois nerveusement, il entremelait ses doigts sans cesse. Sa tension était palpable, mais je ne savais pas d'ou elle venait. Et je ne saurai dire pourquoi, mais moi aussi je me sentis nerveuse, mon corps se tendit. Est-ce moi la raison pour que Bill soit si tendu? Et est-ce Bill la raison pour la quelle je suis moi-même tendue?

- Tu lis beaucoup? me demanda t-il.
- Oui.
- Tu sais ce que l'on dit à propos des gens qui lisent?
- Non.

- Que des gens lisent parce qu'ils ne peuvent pas penser par eux-même.
- Très drôle,
dit Gustav exaspéré, surtout que ta réplique tu l'a sort d'un film là, Bill.. Ever After ! Dis-donc, pour que tu en arrives à sortir une phrase d'un film, il faut vraiment que tu ne saches plus quoi dire. Andrea aurait réussi à te clouer le bec? rigola t-il en me faisant un clin d'oeil .

Je rougis. Et Bill fusilla du regard Gustav, je dois avouer que je n'avais même par remarqué qu'il nous écoutait. Non, c'est clair ; il ne m'aime pas, et c'est réciproque .
Je lançai à Gustav un regard remplit de remerciement, qu'il remarqua sans problème, vu qu'il me fit une nouvelle fois un clin d'oeil. Je ris très fort sur le coup, c'était incensé, j'avais l'impression de plaire à Gustav et que Bill faisait tout pour se faire haîr de moi . C'était évident ; je devenais paranoîaque . A cette pensée je ris encore plus fort, le rouge remplissait mes joues et mes rires faisaient taire les discutions des autres personnes.
Hans me regardait interloqué, Jessi indigné, et ma mère était plus amusée qu'autre chose. Le premier qui vint se joindre à mon hilarité fut Gustav, qui devait très bien comprendre. Puis plusieurs personnes se mirent également à rire, ce qui finissa donc en un gros fou rire général .

En faite, je comprends pourquoi Bill ne cessait de rire chez moi, ça lui faisait oublier une partie de son desespoir .



*
**
***


C'est comme une douce et violente frénésie qui s'empare de moi . Une musique retentit en fond sonore, certains invités ne sont pas encore partis..Je me reveille, il fait nuit, mes paupières me brûlent, la tête de Georg est posé sur mon ventre, mon corps est engourdi. Je distingue Hans et Tom allongés plus loin sur l'immense lit . Je me relève calmement, pour ne pas réveiller qui que ce soit. Le reveil installé sur la table de nuit indique qu'il est quatre heure trente deux du matin, nous nous sômmes tous endormis ici. Je n'en reviens pas, ma tête tourne toujours, dut à mon verre de champagne je suppose . Décidément, je tiens mal l'alcool . Mes pieds se posent à terre, mon corps se lève, mais je retombe bien vite par terre, ce qui valut un gémissement de douleur à la personne sur la quelle je m'étais emplafrée - c'est à dire Gustav .
J'empoigne le paquet de cigarette par terre, laissant Gustav se rendormir en chuchotant des mots inaudibles, j'ouvre la fenêtre dans un grincement, ce qui me laissa voir la beauté de la ville endormie . Je quittai mes chaussures, et pénétrai sur le balcon après avoir refermé la fenêtre . Mes pieds dénudés pendaient dans le vide, je les balançais tranquillement, laissant la noirceur de la nuit me charmer . Des rires lointains se faisaient entendre, quelques personnes devaient être encore en bas . Je laissai ma nuque tombait en arrière, tirai une taffe de ma cigarette, et crachai une fumé blanchâtre. La chaleur de mon corps eut bien vite disparu, je ne transpirai guère, au contraire mes doigts devenaient rouge à cause de ce froid glacial. Le vent ne cessait d'augmenter, m'irritant ma peau, brûler mes lèvres, et faisant pleurer mes yeux. Mais j'aimais cette sensation d'être pétrifié, c'est plutôt amusant . Mon attention se porta sur le beau jardin de la maison, bien qu'il fut nuit, on arriverait à voir quelques détails pour le moins charmant. Puis je vis une silhouette courir dans le jardin, je laissai échapper un crie de stupeur, mais je reconnus bien vite le père à Hans. Que pouvait-il bien faire dehors à cette heure? Drôle de question, surtout que moi-même je suis perchée sur un balcon au beau milieu de la nuit, ce qui n'est guère mieux . Deux mains s'abattirent sur mes épaules, et mon corps réagit bien plus vite que mon esprit .

Un hurlement, un sursaut , une gifle, un gémissement .




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Chapitre mit en ligne le six Mars . Ah & je sais que la déco de mon blog empêche de voir les liens de changement de pages, c'est pour ça que je vous préviens qu'il y'a une suite . xD Regarder bien

# Posté le vendredi 27 février 2009 06:35

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 12:54