Georg s'approcha de moi tout souriant, et me tendit sa main, que je ne pris pas tout de suite, tant j'étais sous le choc. Que pouvaient-ils bien avoir pour qu'ils viennent ici?
Hans se leva du canapé et serra également la main à Georg, ainsi qu'à Bill.
Ma mère ne fit point le même effort, elle se contenta de les saluer de la cuisine.
- Je peux savoir ce qui vous amène ici? demandais-je peu amène - Rien, tu me manquais, j'avais envie de te voir, dit Bill en rigolant,
non en fait ce n'est pas vrai, c'est ma mère qui m'a dit de venir, sinon je n'y aurais même pas penser.Il leva les yeux au ciel, signe de son intelligence
sûrement, et entra sans que je lui demande, mais j'eus en prime en coup d'épaule assez brutale.
Georg eut l'air très gêné, c'est vrai que d'avoir un ami si hautin ça doit être
gênant .
- Qu'est ce que.. dis-je acide- Non, Andrea, ne t'énerve pas, dit Georg de plus en plus tendu.- Que je ne m'enerve pas? Tu rigoles? Enfin, merde Georg. Tu me supplies carrement pour que j'ailles à cette maudite fête, arrivé là-bas je ne te vois même pas, et j'ai passé une soirée exécrable et là tu reviens comme une petite fleure. - Oui, oui c'est très triste.. Bref, passons, maman veut qu'Andrea ainsi que Hans viennent maintenant à la maison, de façon à ce qu'on ' refasse connaissance '.. dit Bill d'un air blasé .
Ensuite tous les parents viendront manger, et voilà... Ah, et Hans? Je me suis permis d'inviter Jessi également, parce que ma mère a jugé bon d'inviter une autre fille, histoire qu'Andrea ne se sente pas trop seule, tu l'aimes bien elle?- Euh, oui, oui, répondit le concerné,
mais Andrea n'est pas très proche d'elle, il me semble.- On s'en fiche, murmurra Bill, Jessi est trop canon.Ah, parce que Bill n'est pas gay? Décidément, j'ai tout faux aujourd'hui .
*
**
***
Nous marchons tous les cinq dans les rues de Hambourg, pour rentrer dans la maison des Kaulitz, ou il se trouve
Tom et
Gustav qui nous attendent. Jessi s'est fait une joie de venir, moi personellement qu'elle soit là ou non ne change guère mon humeur.
Cette fille m'indiffère.
Point.
Il fait vraiment froid aujourd'hui, ma veste n'est pas chaude, je gèle sur place. Hans m'offrit sa veste, que je refusai .
Je t'ai dit non une fois, je te dis non la seconde fois. Va plûtot flirter avec Jessi.
Georg se fait plus discret que je l'imaginais, il ne dit quasiment rien, restant à l'arrière et laissant donc Bill, Hans et Jessi discutaient pleinement, sans se soucier un instant de Georg et moi . Peu importe. Je
n'aime guère être au centre de l'attention des gens.
C'est étrange que Georg ne parle pas tant, j'ai du le voir une ou deux fois, et il m'avait l'air d'un garçon
assez enjoué . Il a pourtant l'air d'aller très bien; peut-être est-il plus
discret de nature et peu
bavard, pourant ce n'est point le souvenir que je gardai de lui .
Je n'écoute pas la discution qui unit nos trois zigotos, seulement Jessi ne fait que rigoler, et pas discretement .
Ses cris
stridents perçent mes timpans.
Elle veut qu'on l'a remarque, c'est
évident .
Mais
je ne peux m'empêcher de sourire narquoisement, bien que cette fille m'énerve au plus haut point, elle est quand même marrante, je dois bien lui reconnaître ça.
Après tout, ça vous arrive souvent de vous balader avec Bill et Georg des TokioHotel?
Plus un mec beau comme un Dieu?
Non?
Je me disais aussi .Georg remarqua mon sourire et souria à son tour, et regarda Jessi attentivement.
Puis il leva les yeux au ciel.
Comme si il était était désespéré..
Décidément, c'est un homme bien étrange, insensible aux charmes de la jolie Jessi.
Je me rapprochai discretement de lui, j'avais envie de lui parler tout à coup, un homme qui ne trouve pas Jessi si intéressante c'est rare et il ne faut pas le laissez passer .
Ma rancune contre lui se dissipait peu à peu, ce fut lui qui engagea la conversation, me demandant si je sortais avec Hans, je lui répondis que non .
Et que
c'était très bien comme ça.
*
**
***
Est-il seulement posssible de haïr quelqu'un en si peu de temps?
Tout ce qui vient de lui me donne envie de vormir .
L'
envie de lui cracher à la figure toutes les insultes possibles et imaginables.
Ses airs
hautins, ses paroles que tout le monde boit sans réfléchir, ses sourires
faux, ses grands
gestes, son maquillage bien trop
exagéré, mais bon dieu pour qui se
prend t-il? Il papillone de yeux et rougit quand quelqu'un lui dit un compliment sur sa beauté "
d'ange " ou alors sur son groupe.
Quelle
comédie grotesque !
Comment toutes ces familles peuvent y croire ?
Les parents de Jessi sont en extase, et très fiers que leur fille s'est faite inviter chez Simone, le père de Hans parle à ma mère, il assit tout près d'elle, je ne préfère pas les regarder..
La famille de Gustav et de Georg ont eu des bouchons pour venir, ce qui fait qu'ils n'arriveront que plus tard.
Pour une nouvelle fois, je ne me sens pas à
ma place .
Personne ne m'adresse la parole, mes yeux fixent un
point imaginaire .
Je suis délaissée, même ma mère ne me parle guère .
Pourquoi suis-je venue?
Pour me montrer à quel point je suis
invisible et si peu
intéréssante? Pour que je vois à quel point Jessi
est belle au près de Hans, ou pour que je me rendes compte que Bill me
hait autant que je le
hais? Je me sens
mal, tendue, exaspérée, fatiguée, et peu enclin aux plaisanteries de
mauvais goûts.
Je ne comprends guère pourquoi il est si méchant envers moi.
Si ces paroles était un
gaz toxique, je serais morte
d'intoxication depuis bien longtemps, si ces yeux étaient des
revolvers, je serais en train de
mourir.
Oui, en train car il me regarde, à cet instant précis, ses iris sont sur moi, et je n'aime pas cela.
Son regard est accusateur, comme si il savait quelque chose sur moi d'assez gênant.
Je palis une seconde, et repris mon calme.
Ma vie n'a rien de bien
passionant, alors même si il s'averait qu'il sache quelque chose sur moi, ça n'a que peu d'importance.
Mais le sentiment de gêne persiste, il me jauge sans honte, et après c'est moi qui suis
mal polie?
Ma respiration commence à prendre un rythme irrégulier, mes poings se serrent,
je veux qu'il lache ce regard supérieur abattut sur moi, qu'il se
taise .
Que je ne l'entende
plus .
Qu'il cesse de m'exposer à la dure réalité ;
Je ne suis pas qu'une fille insignifiante .
Je fermai les yeux un instant .
Jessi
hurla de rire cette fois-ci, Hans l'accompagna dans son hillarité .
Un mal de crâne me submergea la tête, laissant mes pensées
dans un brouillard sans fin.
Mes doigs viennent masser doucement mes tempes, mais rien n'y fait, le mal de tête continue de me
ronger. J'entends
Tom me demander si je vais bien, je lui fis un signe de tête positif, j'avais bien trop peur que ma voix
trahisse ma douleur.
Bill se met egalement à rire.
Son rire sonnait egalement
faux, ce n'est pas le moment de te forcer à rire,
Bill, tu ne fais
qu'accroître mon tourment .
Peut-être est-ce ton but?J'ai comme l'impression
désagréable que tu as appris tout ce que tu dis, comme une poésie,
tout n'est qu'écrit, rien n'est vrai.
Tout n'est qu'illusion et mensonge .
J'arrive à lire derrieres tes
piètres mots, une espèce de sens
caché .
Des mots que tu n'oses point dire, des sentiments
refoulés, une vérité
inavoué, une envie
inassouvie, une dure réalité .
Tout cela reflétant ta personnalité .
Tu m'as l'air si fade, tu n'es pas majeur que tu connais tout de la vie .
Tu es blasé de tout ce qui t'entoure, le monde est sans attraits pour toi .
Les gens
défilent dans ta vie, je ne suis
qu'une fille parmis tant d'autres qui t'ont énervés .
Je passe dans ta bulle, dans ta vie de rêve, pour une durée
encore indéterminé, tu es
le seul maître du jeu .
Tires les bonnes cartes dans ce cas,
ne me laisse pas me perdre dans ta bulle .J'essaye de décrypter des sous-entendus, des mots qui en cachent d'autres..
Et je pense y arriver,
ou pas.
Mais dans les deux cas ;
je ne t'aime pas .
C'est plus fort que moi, je ne te connais guère, mais peu importe .
Tes manières, ton visage, tes paroles, ta voix .
Tout cela m'exaspère au plus profond de moi, une vague d'iritation me prend à chaque parole prononcé de sa bouche.
Et pourtant je ne cesse de te fixer, essayant de desceler sur tes traits,
une beauté inconnu ; ou du moins une beauté que je peine à voir.
Je ne m'en lasse pas, c'est
étrange,
paradoxale même.
Je ne te trouve pas beau, tes paroles ne sont que mensonges, mais j'ai
plaisir à te contempler..
Mes yeux ne peuvent s'empêcher de regarer ton corps
cadavérique..
Comment cela se fait-il?
Nos yeux se croisent,
un ange passe, le son de la salle augmente, tout le monde parlent, flirtent, rigolent .
Moi je
te regarde . Toi qui
me regardes .
Essayes-tu la même chose que moi?
Voir en moi une
beauté refoulé?
Non, ce n'est pas cela.
Tes yeux n'expriment rien de semblabe, en faite ils n'expriment rien. Tout est noir, tout n'est que
nuit abyssal .
Ne me laisse pas tomber dans une telle noirceur,
je t'en pris..
Arrête de me scruter de cette façon . Allez, sois gentil, laisse-moi entrevoir autre chose que ton
désespoir..Mais rien ne vint, je reste donc à t'examiner avec rigueur, peu importe que tout le monde me regarde avec étonnement..
Je veux à tout prix voir en toi plus qu'un
petit con prétencieux.
Je n'aime pas ne pas aimer les gens .
Montre-moi la beauté de tes paroles, ainsi que de
ton visage .
Laisse moi le délice de voir
ta beauté comme toutes tes fans y arrivent .
Laisse-moi de te voir tel que tu es .Laisse moi le délice de me rendre compte que je suis comme la plupart des Allemandes, laisse moi te trouver beau .
Ce tourbillon de
haine va finir par se
consumer un jour, sois-en sur.
Je n'écoute plus tes mots sortient d'un texte,
je ne te regarde plus ; tu ne m'intéresses plus .
Ta
beauté?
Je ne l'ai
point trouvé .
Si ce n'est cette peine qui se
cache derrière tes yeux..
Comme si le noir qui les entouraient faisait tout pour cacher leur desepoir .
Et cette fois-ci je suis
lasse de la chercher depuis des heures.
Tu refuses de me la montrer,
tu le fais exprès .
C'est comme si tu avais ce qu'il fallait faire pour
que je ne t'aime pas .
Souhaites-tu donc que je te
haïsse?
Mon
coeur eut un raté .
L'
allusion que je venais de faire pouvait elle être possible?
Que son
pire cauchemard soit que je l'aime un tant
soit peu?
Que je lui porte un peu d'estime est-ce donc si
insultant?
Oui,
bien sur venant de moi, ça l'est sûrement .
Mes yeux me piquèrent tout à coup, j'eus envie d'aller me cacher au plus
haut des montagnes, ou de couler dans le plus
profond océan du monde.
Pourvu que je ne vois plus ces yeux haineux et malheureux.Je laisse mon regard vagabonder de personnes en personnes, il y en a tellement ce soir.
Les parents, les enfants, les ados, les amis au enfants/ados.
Faisant bien attention à ne plus le regarder .
Il ne m'aime guère, certes, moi non plus.
Je fais tout pour rester de
marbe à chacunes de ses allusions désobligeantes à mon egard, et préfère me concentrer sur
Hans qui est assit à côté de Jessi .
Elle n'arrête pas de le
draguer, mais étrangement cela ne me fait
ni chaud ni froid .
Après tout, c'est sa vie, il en fait ce qu'il fait,
je ne suis pas possessive .
Du moment qu'il ne m'oublie pas. J'entends
mon prénom se faire prononcé par un des invités, je n'y fais point attention sur le coup, pensant que ma mère
vantait mes notes à l'un des gens assit près d'elle, mais mon prénom se fut répéter avec un ton
d'agacement, que je compris que quelqu'un attendait une réponse.
Je me retournai et je vis
Bill rire
nerveusement. J'inspirai un grand coup, priant pour qu'il ne voit pas mon
apréhension à lui parler .
- Oui? dis-je d'un voix un peu trop aigue- C'est étrange, tu ne me réponds jamais quand je te parle.
- Peut-être que tu n'as rien de bien passionant à me dire pour que j'y fasse vraiment attention. Bill rigola une seconde fois
nerveusement, il entremelait ses doigts sans cesse.
Sa tension était
palpable, mais je ne savais pas d'ou elle venait.
Et je ne saurai dire pourquoi, mais moi aussi je me sentis nerveuse, mon corps se
tendit.
Est-ce moi la raison pour que
Bill soit si tendu?
Et est-ce
Bill la raison pour la quelle je suis moi-même
tendue?
- Tu lis beaucoup? me demanda t-il. - Oui.
- Tu sais ce que l'on dit à propos des gens qui lisent?
- Non.
- Que des gens lisent parce qu'ils ne peuvent pas penser par eux-même.
- Très drôle, dit Gustav exaspéré, surtout que ta réplique tu l'a sort d'un film là, Bill.. Ever After ! Dis-donc, pour que tu en arrives à sortir une phrase d'un film, il faut vraiment que tu ne saches plus quoi dire. Andrea aurait réussi à te clouer le bec? rigola t-il en me faisant un clin d'oeil .Je rougis.
Et Bill fusilla du regard
Gustav, je dois avouer que je n'avais même par remarqué qu'il nous écoutait.
Non, c'est clair ;
il ne m'aime pas, et c'est réciproque . Je lançai à
Gustav un regard remplit de remerciement, qu'il remarqua sans problème, vu qu'il me fit une nouvelle fois un clin d'oeil.
Je ris très fort sur le coup, c'était i
ncensé, j'avais l'impression
de plaire à Gustav et que Bill faisait tout pour se faire
haîr de moi . C'était évident ;
je devenais paranoîaque .
A cette pensée je ris encore plus fort, le rouge remplissait mes joues et mes rires faisaient taire les discutions des autres personnes.
Hans me regardait
interloqué, Jessi
indigné, et ma mère était plus
amusée qu'autre chose.
Le premier qui vint se joindre à mon hilarité fut
Gustav, qui devait très bien comprendre.
Puis plusieurs personnes se mirent également à rire, ce qui finissa donc en un
gros fou rire général . En faite, je comprends pourquoi Bill ne cessait de rire chez moi, ça lui faisait oublier une partie de son desespoir .
*
**
***
C'est comme une
douce et
violente frénésie qui s'empare de moi .
Une
musique retentit en fond sonore, certains invités ne sont pas encore partis..
Je me reveille, il fait nuit, mes paupières me brûlent, la tête de
Georg est posé sur mon ventre, mon corps est engourdi.
Je distingue
Hans et
Tom allongés plus loin sur l'immense lit .
Je me relève calmement, pour ne pas réveiller qui que ce soit.
Le reveil installé sur la table de nuit indique qu'il est quatre heure trente deux du matin, nous nous sômmes tous endormis ici.
Je n'en reviens pas, ma tête tourne toujours, dut à mon verre de
champagne je suppose . Décidément,
je tiens mal l'alcool .
Mes pieds se posent à terre, mon corps se lève, mais je retombe bien vite par terre, ce qui valut un gémissement de douleur à la personne sur la quelle je m'étais emplafrée - c'est à dire
Gustav .
J'empoigne le paquet de cigarette par terre, laissant
Gustav se rendormir en chuchotant des mots inaudibles, j'ouvre la fenêtre dans un grincement, ce qui me laissa voir la beauté de la ville endormie .
Je quittai mes chaussures, et pénétrai sur le balcon après avoir refermé la fenêtre .
Mes pieds dénudés pendaient dans le vide, je les balançais tranquillement, laissant la noirceur de la nuit me charmer .
Des rires lointains se faisaient entendre, quelques personnes devaient être encore en bas .
Je laissai ma nuque tombait en arrière, tirai une taffe de ma cigarette, et crachai une fumé blanchâtre.
La chaleur de mon corps eut bien vite disparu, je ne transpirai guère, au contraire mes doigts devenaient rouge à cause de ce froid glacial.
Le vent ne cessait d'augmenter,
m'irritant ma peau,
brûler mes lèvres, et faisant
pleurer mes yeux.
Mais j'aimais cette sensation d'être pétrifié, c'est plutôt amusant .
Mon attention se porta sur le beau jardin de la maison, bien qu'il fut nuit, on arriverait à voir quelques détails pour le moins charmant.
Puis je vis une silhouette courir dans le jardin, je laissai échapper un crie de
stupeur, mais je reconnus bien vite le père à
Hans.
Que pouvait-il bien faire dehors à cette heure?
Drôle de question, surtout que
moi-même je suis perchée sur un balcon
au beau milieu de la nuit, ce qui n'est guère mieux .
Deux mains s'abattirent sur mes épaules, et
mon corps réagit bien plus vite que mon esprit .
Un hurlement, un sursaut , une gifle, un gémissement .
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Chapitre mit en ligne le six Mars . Ah & je sais que la déco de mon blog empêche de voir les liens de changement de pages, c'est pour ça que je vous préviens qu'il y'a une suite . xD Regarder bien